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Le climat, invité-surprise de la compétition

Le climat humide et chaud qui règne en Corée du Sud et au Japon en été pourrait perturber certains pronostics de la Coupe du monde et constitue un facteur de risques de blessure pour les joueurs, a expliqué hier le Dr Jean-Marcel Ferret, médecin des Bleus. « La température élevée et le fort taux d’humidité peuvent avoir des effets sur le physique des joueurs. On dépense plus d’énergie dans ces conditions climatiques et l’on récupère moins vite », a précisé Ferret. « Or, on sait bien que c’est lorsque l’on est physiquement fatigué que la blessure survient, a-t-il poursuivi. Objectivement, les conditions que nous aurons là-bas représentent un risque ». Quant à une éventuelle solution pour atténuer les effets de ces conditions, le médecin de l’équipe de France précise qu’il n’en existe aucune. « Il n’y a pas de médicament et la seule attitude à avoir est de respecter une bonne hygiène de vie, de boire beaucoup et de se reposer autant que possible ». « Mais cela constitue une première pour cette équipe de France qui n’a jamais joué dans ces conditions ». « Jusqu’à présent, nous sommes toujours restés en Europe où, en été, la température est d’environ 20 degrés en soirée et le taux d’hygrométrie de 30 pour cent ». « Là-bas, nous aurons, selon les jours, des températures au-dessus de 25 et une hygrométrie qui peut aller de 70 à 80 pour cent ». La rançon de la gloire Ferret a également précisé qu’à ces problèmes s’ajoutera celui du décalage horaire de sept heures auquel devront faire face les joueurs. « Mais au moins, toutes les équipes seront logées à la même enseigne. Et à part la Corée du Sud et le Japon, aucune ne pourra en tirer vraiment avantage ». À l’inverse de leurs futurs adversaires du premier tour, les Français ont pourtant une petite idée de ce qui attend tout le monde au pays du matin calme. En participant à la Coupe des confédérations et en remportant ce trophée, l’an passé, les champions du monde ont pu se rendre compte de l’importance du facteur climatique. « La Coupe des confédérations a été très utile pour moi. Cela m’a permis de rassembler tout un tas d’informations sur la physiologie et les problèmes de récupération des joueurs ». « J’ai beaucoup appris et je vais me servir de toutes les données qui sont à ma disposition », a poursuivi le praticien, refusant toutefois de fournir de plus amples détails. En fait, la principale préoccupation de Ferret est l’âge de ses patients qui ont tous pris quatre ans depuis le sacre de 1998. La moyenne d’âge de la défense, en comptant le gardien Fabien Barthez, est autour de 32 ans. « La question n’est pas tellement celle de savoir si vous sortez d’une saison longue et exigeante. On ne compte pas en termes de saison en médecine ». « On se base plutôt sur une période de temps plus longue de trois ou quatre années. Et il est évident que depuis 1998, certains ont vu leur potentiel physique s’éroder », a-t-il conclu, sans citer de noms.
Le climat humide et chaud qui règne en Corée du Sud et au Japon en été pourrait perturber certains pronostics de la Coupe du monde et constitue un facteur de risques de blessure pour les joueurs, a expliqué hier le Dr Jean-Marcel Ferret, médecin des Bleus. « La température élevée et le fort taux d’humidité peuvent avoir des effets sur le physique des joueurs. On dépense plus d’énergie dans ces conditions climatiques et l’on récupère moins vite », a précisé Ferret. « Or, on sait bien que c’est lorsque l’on est physiquement fatigué que la blessure survient, a-t-il poursuivi. Objectivement, les conditions que nous aurons là-bas représentent un risque ». Quant à une éventuelle solution pour atténuer les effets de ces conditions, le médecin de l’équipe de France précise qu’il n’en existe aucune. «...