Une riposte, annoncée par l’État hébreu, contre la bande de Gaza, zone à très forte densité de population, s’annonce à hauts risques. Une importante offensive dans ce territoire, où le mouvement radical islamiste Hamas est fortement implanté, risque de donner lieu à de violents combats et à des pertes significatives des deux côtés, selon les analystes. « La bande de Gaza a été isolée d’Israël avec succès et je serais surpris de voir (les dirigeants israéliens) penser qu’il est nécessaire de l’envahir », a déclaré Mark Heller, de l’Institut Jaffee d’études stratégiques. « Ils auront besoin pour cela d’y entrer en force, d’y rester (...) à moins qu’ils ne veuillent débusquer la personne » qui a organisé l’attentat de Rishon le-Zion, a ajouté M. Heller. Les camps de réfugiés surpeuplés de la bande de Gaza sont le vivier des organisations radicales et le Hamas y jouit d’un fort soutien. Tout combat risquerait d’y dégénérer en chaos sanglant. « Les militaires israéliens savent que combattre dans la bande de Gaza serait difficile en raison de la très forte densité de population », a indiqué la radio publique israélienne. Un général de réserve israélien a, de son côté, prévenu hier que l’armée aurait à faire face à une situation « bien pire » que celle de Jénine si elle entrait dans des camps de réfugiés de Gaza. Le général Yomtov Samia, ancien commandant de la région militaire sud d’Israël, qui comprend la bande de Gaza, a cité en exemple le camp de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza. « Jabaliya est long d’un kilomètre pour cinq cents mètres de large, c’est une surface limitée pleine d’habitations resserrées et qui compte entre 55 000 et 60 000 habitants. Quelle autre description peut-on en donner ? », a-t-il dit au micro de la radio israélienne. Par comparaison, le camp de réfugiés de Jénine, où l’armée a perdu 23 soldats et s’était heurtée à une résistance acharnée, au point qu’il lui avait fallu dix jours pour s’en rendre maître, s’étend sur un kilomètre carré pour une population de quelque 13 000 habitants. « J’estime que sur le plan tactique (les Palestiniens) sont prêts. Ils ont eu suffisamment de temps pour étudier et comprendre ce qui s’est passé » en Cisjordanie, lors de l’opération Rempart, a ajouté le général Samia. Le risque d’aller combattre le Hamas dans la ville même de Gaza a été souligné par le commentateur du quotidien Yediot Aharonot, Alex Fishman. « Entrer dans la plus grande ville palestinienne, l’une des plus densément peuplées du monde, pour une opération à laquelle les Palestiniens se sont préparés et qui peut coûter la vie à de nombreuses personnes, ne devrait se faire que quand on n’a pas d’autre choix », écrit-il.
Une riposte, annoncée par l’État hébreu, contre la bande de Gaza, zone à très forte densité de population, s’annonce à hauts risques. Une importante offensive dans ce territoire, où le mouvement radical islamiste Hamas est fortement implanté, risque de donner lieu à de violents combats et à des pertes significatives des deux côtés, selon les analystes. « La bande de Gaza a été isolée d’Israël avec succès et je serais surpris de voir (les dirigeants israéliens) penser qu’il est nécessaire de l’envahir », a déclaré Mark Heller, de l’Institut Jaffee d’études stratégiques. « Ils auront besoin pour cela d’y entrer en force, d’y rester (...) à moins qu’ils ne veuillent débusquer la personne » qui a organisé l’attentat de Rishon le-Zion, a ajouté M. Heller. Les camps de réfugiés...
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