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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Dollar offert à Beyrouth et recherché à l’étranger

Le dollar a été plutôt offert hier, à Beyrouth, pour des raisons en rapport avec les liquidations de positions de changes à la fin du mois. De plus, la propension du marché à la vente de livres libanaises tendait à disparaître au lendemain du relèvement des taux d’intérêt servis sur les bons du Trésor à 2 ans, ce qui a contribué à la contraction de la demande en dollar. De ce fait, la BDL, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, n’a guère été contrainte à recourir à ce moyen pour préserver la stabilité des taux de change, le marché s’étant équilibré de lui-même pour la première fois depuis assez longtemps, quoique au haut de cette fourchette. En effet, le billet vert a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et invariablement négocié à 1 514,00 LL dans un volume d’affaires ne dépassant pas 8 millions de dollars en grande partie placés à l’achat et à la vente par les établissements de crédit. À l’étranger, le dollar est parvenu à freiner sa baisse hier avec l’apparition d’un courant de prises de bénéfices sur l’euro. Ce mouvement est intervenu après la publication d’un indice de confiance des consommateurs américains mieux qu’attendu. Celui-ci n’a que très légèrement reculé de 110,7 pts en mars à 108,8 pts en avril au lieu de 107 pts comme anticipé. Plus tôt dans la matinée, l’euro s’était ressenti de la remontée du chômage en France à 9,1 % de la population active en mars. Il devait, en outre, souffrir de l’imminence d’une grève dure en Allemagne le 6 mai à l’appel du syndicat métallurgique IG Metall. La forte reprise de Wall Street est venue aussi nourrir une certaine demande du dollar, le faisant négocier à NY à 0,9005 pour un euro contre 0,9040 la veille, à 1,4570 pour un sterling contre 1,4595, à 1,6195 FS contre 1,6190 et à 128,55 yens contre 128,10. Nette reprise des marchés boursiers après l’annonce de l’indice de confiance des consommateurs américains En Bourse, les marchés américains sont repartis en nette hausse hier, après l’annonce d’un recul inférieur aux attentes de la confiance des consommateurs le mois dernier. De plus, cette reprise a été soutenue par des opérations d’habillage de portefeuilles à la fin du mois. À cette occasion, les investisseurs cherchent à embellir les portefeuilles en achetant des titres plus performants avant la présentation des comptes aux clients, fait-on savoir dans les milieux professionnels. C’est dans ce contexte que le DJIA a bondi en préclôture à 9 988,72 pts (+1,72 %), le S & P 500 à 1 081,90 pts (+1,54 %) et le Nasdaq à 1 695,54 pts (+2,33 %). De leur côté, les places européennes ont terminé la séance d’hier en hausse dans le sillage de Wall Street, après avoir semblé s’orienter vers leur septième séance consécutive de baisse dans la matinée. Mais leur tendance s’est inversée avec l’annonce d’une diminution moins sensible que prévu de la confiance des consommateurs américains en avril. C’est ainsi que l’Eurotop 300 a progressé en clôture à 1 225,45 pts (+0,57 %) et l’Eurostoxx 50 à 3 510,00 pts (+0,60 %). À Paris, le CAC 40 a gagné 0,73 % à 4 462,74 pts ; à Francfort, l’Extra Dax s’est octroyé 0,66 % à 5 041,20 pts et à Londres, le Footsie s’est adjugé 0,23 % à 5 165,60 pts. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé hier la hausse de 2 000 actions A de Solidere de 4 3/8 à 4 1/2 dollars et la baisse de 1 000 actions B de la même société de 4 7/8 à 4 5/8 dollars, dans un marché autrement creux sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
Le dollar a été plutôt offert hier, à Beyrouth, pour des raisons en rapport avec les liquidations de positions de changes à la fin du mois. De plus, la propension du marché à la vente de livres libanaises tendait à disparaître au lendemain du relèvement des taux d’intérêt servis sur les bons du Trésor à 2 ans, ce qui a contribué à la contraction de la demande en dollar. De ce fait, la BDL, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, n’a guère été contrainte à recourir à ce moyen pour préserver la stabilité des taux de change, le marché s’étant équilibré de lui-même pour la première fois depuis assez longtemps, quoique au haut de cette fourchette. En effet, le billet vert a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et invariablement négocié...