Les élèves russes et kazakhs de «l’école spatiale» de Baïkonour comptent aller sur Mars ou construire des super-fusées pour réaliser les rêves de leurs pères. Anton, 12 ans, se penche, comme une dizaine de ses camarades, sur un dessin de la fusée Proton, dans un atelier qui sent la colle. Quand le modèle sera assemblé, ils le lanceront ensemble depuis la cour de leur école. «Je veux devenir cosmonaute pour aller sur Mars et sur la Lune», confie Aïbek Beketov. Il pratique le basket-ball, le volley-ball, le football et la danse sportive pour être en bonne forme. «Je me prépare déjà à devenir pilote d’essai et réaliser le rêve de mon père. Je fais du sport et tente de ne pas me faire mal à la tête», afin de passer à 18 ans les examens nécessaires, explique Vova Petrov. «J’ai peur de voler dans l’espace, mais je vais construire des fusées», dit Anton. L’astronomie à 10 ans La passion pour l’espace est congénitale pour ces garçons nés à Baïkonour et dont les parents travaillent au cosmodrome, explique Viktor Bakoulov, chef du laboratoire des modèles d’aéronefs et de vaisseaux spatiaux. «Ils connaissent dès l’enfance la différence entre Proton et Soyouz», ajoute-t-il. Il faut passer des examens de mathématiques pour être admis dans cette école prestigieuse. Il y a en général cinq candidats pour une place dans l’établissement où l’enseignement est gratuit sauf les cours supplémentaires d’approfondissement des connaissances. Outre le programme traditionnel, les lycéens suivent depuis l’âge de 10 ans des cours d’astronomie et d’histoire de l’exploration de l’espace, et apprennent les biographies des cosmonautes et des constructeurs. Un concours de modélisme est organisé le 12 avril, la Journée des cosmonautes. Ce jour-là en 1961, le Soviétique Iouri Gagarine a volé pour la première fois dans l’espace. «Les garçons font un travail valorisant avec leurs mains et leur tête. Je suis sûr que nos élèves ne deviendront ni alcooliques, ni toxicomanes, ni criminels», estime Alexandre Kortchaguine, champion du monde de lancement de modèles aérospatiaux, qui conduit les travaux pratiques. 92 % des diplômés de l’établissement poursuivent des études universitaires, se félicite Dmitri Chatalov, directeur de l’école ouverte il y a douze ans. «Après la perte de prestige dans les années 90, l’aérospatial redevient un secteur d’élite», affirme-t-il.
Les élèves russes et kazakhs de «l’école spatiale» de Baïkonour comptent aller sur Mars ou construire des super-fusées pour réaliser les rêves de leurs pères. Anton, 12 ans, se penche, comme une dizaine de ses camarades, sur un dessin de la fusée Proton, dans un atelier qui sent la colle. Quand le modèle sera assemblé, ils le lanceront ensemble depuis la cour de leur école. «Je veux devenir cosmonaute pour aller sur Mars et sur la Lune», confie Aïbek Beketov. Il pratique le basket-ball, le volley-ball, le football et la danse sportive pour être en bonne forme. «Je me prépare déjà à devenir pilote d’essai et réaliser le rêve de mon père. Je fais du sport et tente de ne pas me faire mal à la tête», afin de passer à 18 ans les examens nécessaires, explique Vova Petrov. «J’ai peur de voler dans...
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