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Actualités - Opinion

Un conflit de personnes

Ce n’est pas vraiment le système politique de Taëf qui est en cause dans le litige qui oppose aujourd’hui les deux présidents de la République et du Conseil, Émile Lahoud et Rafic Hariri. En effet, les conflits entre les deux pôles de l’Exécutif sont aussi vieux que la République libanaise elle-même. Avant Taëf, ils avaient pour cause les prérogatives du chef de l’État que le Premier ministre jugeait excessives et qui, affirmait-il à l’époque, réduisaient sa tâche à celle d’un simple greffier. Or, conformément à la Constitution actuelle, le pouvoir exécutif se retrouve désormais entre les mains du Conseil des ministres. Mais dans les faits, cela ne signifie pas grand-chose, car tout dépend de la personnalité de chacun des deux présidents, et c’est à celui qui parviendra à imposer sa volonté aux ministres réunis. C’est donc tantôt le chef de l’État, tantôt le Premier ministre qui prendra les décisions… rarement le gouvernement. Il faut reconnaître toutefois que les textes ont une part de responsabilité dans les conflits qui opposent les deux chefs de l’Exécutif. Car la Constitution stipule en même temps une collaboration et une séparation des pouvoirs. En réalité, l’équilibre entre les deux tendances est très difficile à respecter. D’où la nécessité de réformer des clauses comme celles qui concernent la convocation du Parlement à des réunions extraordinaires, ou encore la ratification des traités et accords internationaux, et la formation du gouvernement… E. K.
Ce n’est pas vraiment le système politique de Taëf qui est en cause dans le litige qui oppose aujourd’hui les deux présidents de la République et du Conseil, Émile Lahoud et Rafic Hariri. En effet, les conflits entre les deux pôles de l’Exécutif sont aussi vieux que la République libanaise elle-même. Avant Taëf, ils avaient pour cause les prérogatives du chef de l’État que le Premier ministre jugeait excessives et qui, affirmait-il à l’époque, réduisaient sa tâche à celle d’un simple greffier. Or, conformément à la Constitution actuelle, le pouvoir exécutif se retrouve désormais entre les mains du Conseil des ministres. Mais dans les faits, cela ne signifie pas grand-chose, car tout dépend de la personnalité de chacun des deux présidents, et c’est à celui qui parviendra à imposer sa volonté aux...