Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier, aussi bien au niveau de l’offre du dollar, qui est restée inférieure à la demande, qu’à celui de la poursuite de l’action de la BDL afin de rétablir l’équilibre des échanges. Cela étant et compte tenu du maintien par celle-ci de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, le billet vert continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514,00 LL dans les transactions interbancaires. Mais, en raison de l’étroitesse de la demande, le volume des échanges n’aurait pas dépassé huit millions de dollars en partie placés à la vente par la BDL. À l’étranger, le dollar est resté chahuté, souffrant de la timidité de la reprise économique américaine au lendemain du Livre beige de la Fed, qui a renforcé le sentiment négatif du marché à son égard. L’euro a donc profité de ce changement d’humeur ainsi que des spéculations selon lesquelles les investisseurs auraient commencé à se détourner des actifs américains, déçus des performances de l’économie et de Wall Street. De ce fait, le dollar est resté indifférent à la baisse de 31 000 nouvelles demandes d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière, malgré que ce phénomène témoigne d’une tendance aux créations d’emplois, contrairement à l’euro qui s’est bien comporté malgré la baisse de l’indice IFO qui mesure le climat des affaires en Allemagne de 91,5 pts en mars à 90,5 pts en avril. Selon les cambistes, le marché semble être très inquiet avant le discours du secrétaire américain au Trésor Paul O’Neill devant le Congrès le 1er mai, des rumeurs affirmant qu’à cette occasion il pourrait annoncer la volonté de Washington de réviser sa politique du dollar fort. Compte tenu de toutes ces considérations et dans l’attente de la publication aujourd’hui des premières estimations de PIB américain au 1er trimestre 2002, le billet vert s’est négocié à NY à 0,8985 pour un euro contre 0,8930 la veille, à 1,4550 pour un sterling contre 1,4495, à 1,6295 FS contre 1,6425 et à 128,50 yens contre 129,60. Économie et résultats de sociétés pèsent sur les Bourses En Bourse, les marchés américains se sont enfoncés davantage dans le rouge, préoccupés toujours par les perspectives économiques aux États-Unis et les mauvaises nouvelles du conglomérat industriel Tyco. Celui-ci a annoncé qu’il renonçait à son projet de partage en 4 sociétés indépendantes, qui est censé redonner un coup de fouet à l’action. Il a même lancé un sévère avertissement sur ses résultats pour l’exercice 2002, plombant par cela tout le secteur industriel et neutralisant les bons résultats publiés par AOL Time Warner. En effet, le DJIA a reperdu en préclôture 0,51 % à 9 979,71 pts, le S&P 500 0,57 % à 1 086,94 pts et le Nasdaq 0,59 % à 1 703,29 pts. Quant aux Bourses européennes, elles sont parvenues à réduire leurs pertes de la matinée à la faveur d’un regain d’intérêt pour le secteur des télécoms sous la conduite d’Ericsson et de Nokia. Mais les mauvaises performances de l’indice IFO et les résultats peu réjouissants de plusieurs sociétés devaient peser sur les marchés allemands et dans une moindre mesure sur les marchés français. C’est ainsi que l’Eurotop 300 a finalement abandonné 1,04 % à 1 228,71 pts et l’Eurostoxx 50 0,8 % à 3 526,27 pts. De leur côté, le CAC 40 a clôturé à 4 455,99 pts (-1,59 %), l’Extra Dax à 5 054,41 pts (-2,05 %) et le Footsie à 5 197,50 pts (-0,4 %). À la Bourse de Beyrouth, c’est toujours le statu quo avec le maintien de 1 500 actions A de Solidere à 4 1/2 dollars, de 5 208 actions B de la même société à 4 3/4 dollars et de 500 actions C de la Byblos Bank à 1 9/16 dollar. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier, aussi bien au niveau de l’offre du dollar, qui est restée inférieure à la demande, qu’à celui de la poursuite de l’action de la BDL afin de rétablir l’équilibre des échanges. Cela étant et compte tenu du maintien par celle-ci de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, le billet vert continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514,00 LL dans les transactions interbancaires. Mais, en raison de l’étroitesse de la demande, le volume des échanges n’aurait pas dépassé huit millions de dollars en partie placés à la vente par la BDL. À l’étranger, le dollar est resté chahuté, souffrant de la timidité de la reprise économique américaine au lendemain du Livre...