La demande du dollar a continué de l’emporter sensiblement sur l’offre à Beyrouth, faisant de la BDL la principale contrepartie à la vente. Mais après que celle-ci eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, le billet vert a dû être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié invariablement sur le marché interbancaire au haut de cette fourchette et très rarement en dehors d’elle. Pourtant, le volume des échanges est resté assez maigre avec au total quelque 9 millions de dollars presque entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL. À l’étranger, l’euro a étroitement oscillé dans les deux sens autour du seuil de 0,89 dollar, éprouvant beaucoup de difficultés à s’engager dans une direction précise. Ainsi, après que l’effet de la qualification surprise de Jean-Marie Le Pen pour le second tour de la présidentielle française eut commencé à s’estomper, les menaces d’une grève en Allemagne n’ont pas tardé hier à peser sur sa tendance. Cela d’autant que le vice-président de la BCE, Christian Noyer, venait de lancer un avertissement voilé au syndicat de la métallurgie allemande que la revendication d’une hausse des salaires de 6,5 % pourrait compromettre les efforts de contenir l’inflation dans la zone euro. Pourtant, le dollar s’est montré lui aussi très indécis, attendant la publication de la première estimation du PIB américain au 1er trimestre 2002 ainsi que la révision de l’indice de confiance des consommateurs de l’université de Michigan en avril. Il s’est négocié, en effet, à New York à 0,8885 pour un euro contre 0,8895 la veille, à 1,4475 pour un sterling contre 1,4510, à 1,6510 FS contre 1,6515 et à 130,15 yens contre 129,95. Irrégularité des marchés boursiers internationaux En Bourse, les marchés américains ont irrégulièrement évolué après leur déprime de la veille sous la conduite des télécoms. Bien qu’ils aient tenté hier de relever la tête en dépit d’une nouvelle vague de résultats de sociétés peu réjouissants, leurs principaux indices n’ont pas tardé à fluctuer indistinctement entre le rouge et le vert au gré de quelques ventes bénéficiaires et d’une chasse aux bonnes affaires dans le secteur de la haute technologie. En général, la tendance était erratique avec un choix difficile des investisseurs sur les secteurs à privilégier, après l’annonce par Exxon Mobil d’une chute de ses bénéfices au 1er trimestre. C’est ainsi qu’en préclôture, le DJIA n’a pu progresser à plus de 10 144,18 pts (+0,08 %) alors que le S & P 500 reculait à 1 104,90 pts (-0,26 %) et le Nasdaq à 1 735,19 pts (-1,34 %). Quant aux Bourses européennes, elles ont fini en légère baisse pour la plupart, car outre-Atlantique les marchés américains ont évolué en ordre dispersé. De ce fait, les valeurs technologiques ont continué à battre en retraite avec Ericsson alors que les pétrolières souffraient des mauvais résultats de l’américain Exxon. En effet, l’Eurotop 300 a abandonné 0,31 % à 1 247,47 pts et l’Eurostoxx 50 0,44 % à 3 567,87 pts. Et à l’exception du CAC 40 français, qui a gagné 0,07 % à 4 562,55 pts, l’Extra Dax allemand a perdu 0,26 % à 5 192,10 pts et le Footsie britannique 0,58 % à 5 191,00 pts. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée hier entre la baisse de 3 180 actions B de Solidere de 4 7/8 à 4 3/4 dollars et la hausse de 10 000 actions de Holcim Liban de 15/32 à 16/32 dollar, dans un marché creux sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La demande du dollar a continué de l’emporter sensiblement sur l’offre à Beyrouth, faisant de la BDL la principale contrepartie à la vente. Mais après que celle-ci eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, le billet vert a dû être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié invariablement sur le marché interbancaire au haut de cette fourchette et très rarement en dehors d’elle. Pourtant, le volume des échanges est resté assez maigre avec au total quelque 9 millions de dollars presque entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL. À l’étranger, l’euro a étroitement oscillé dans les deux sens autour du seuil de 0,89 dollar, éprouvant beaucoup de difficultés à s’engager dans une direction précise. Ainsi, après que l’effet de la qualification...