Le dollar est resté confiné au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à Beyrouth dans des transactions très calmes en l’absence d’intérêt à la demande en dehors des besoins commerciaux du marché alors que l’offre continuait à se faire de plus en plus rare. Dans ces conditions et compte tenu du maintien par la BDL de cette fourchette entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, il devait être fixé toujours au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514,00 LL dans des échanges ne dépassant pas quelque 6 millions de dollars. À l’étranger, le dollar a évolué en dents de scie face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur des marchés nerveux alors que les investisseurs estimaient qu’un renforcement de sa tendance n’était pas justifié au lendemain des propos du président de la Fed. Celui-ci avait indiqué la veille devant le Congrès que la reprise américaine restait incertaine. Ce sentiment a été renforcé hier par la faible hausse de 0,1 % de l’indice composite des principaux indicateurs économiques (Leading Indicator) en mars et l’augmentation de 1 000 des demandes hebdomadaires d’allocations chômage la semaine dernière aux États-Unis, suggérant que la reprise américaine ne va pas se poursuivre au second semestre. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre de la Réserve de Philadelphie que son indice d’activité industrielle s’est établi à 12,3 pts en avril alors que les analystes tablaient sur un chiffre supérieur à 13 pts. Cela étant, le dollar s’est montré très volatil surtout après le crash d’un avion de tourisme contre une tour à Milan, se négociant à NY à 0,8901 pour un euro contre 0,8895 la veille, à 1,4485 pour un sterling contre 1,4455, à 1,6485 FS contre 1,6505 et à 129,89 yens contre 130,65. Les Bourses internationales dans le rouge après le crash d’un avion à Milan En Bourse, les marchés des valeurs mobilières des deux côtés de l’Atlantique ont accéléré leur recul hier, piquant du nez après le crash de l’avion à Milan. Ils sont restés déprimés ensuite, même après que la thèse d’un attentat terroriste eut été écartée, les investisseurs préférant toujours la prudence. De fait, les gestionnaires de portefeuilles à Wall Street ont mal accueilli l’évolution du Leading Indicator en mars ainsi que les résultats trimestriels publiés hier par certaines sociétés, dont le finlandais Nokia, les américains Apple, Honeywell, Merck... Certes, les craintes de ralentissement économique continuaient de plomber la cote américaine. C’est ainsi que le DJIA est redescendu en préclôture à 10 196,15 pts (-24,63), le S & P 500 à 1 123,86 pts (-2,21) et le Nasdaq à 1 802,93 pts (-7,74). Les grandes places européennes ont aussi terminé en baisse, la progression du compartiment de l’énergie en rapport avec la hausse des prix pétroliers n’ayant pas pu compenser les lourdes pertes subies par les technologiques et les télécoms après l’avertissement de Nokia sur ses résultats trimestriels. Ce développement a eu un effet boule de neige, entraînant toutes les valeurs de la haute technologie sans distinction dans une spirale baissière. En effet, l’Eurotop 300 a reculé à 1 259,38 pts (-8,69) et l’Eurostoxx 50 à 3 615,78 pts (-32,83). Par ailleurs, le CAC 40 est retombé à Paris à 4 588,83 pts (-8,47) ; l’Extra Dax, à Francfort, à 5 262,88 pts (-55,67) et le Footsie à Londres à 5 229,40 pts (-34,50). À la Bourse de Beyrouth, c’est le statu quo avec le maintien de 6 000 actions A de Solidere à 4 1/2 dollars et 80 actions B de la même société à 4 7/8 dollars, dans un marché creux sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar est resté confiné au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à Beyrouth dans des transactions très calmes en l’absence d’intérêt à la demande en dehors des besoins commerciaux du marché alors que l’offre continuait à se faire de plus en plus rare. Dans ces conditions et compte tenu du maintien par la BDL de cette fourchette entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, il devait être fixé toujours au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514,00 LL dans des échanges ne dépassant pas quelque 6 millions de dollars. À l’étranger, le dollar a évolué en dents de scie face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur des marchés nerveux alors que les investisseurs estimaient qu’un renforcement de sa tendance n’était pas justifié au lendemain des propos du président de la Fed....