Finances Dépenses inchangées pour le projet de budget 2003
le 16 avril 2002 à 00h00
Le ministre des Finances, Fouad Siniora, a adressé hier une circulaire à toutes les administrations publiques concernant le projet du budget pour l’année 2003. Dans cette circulaire, le ministre demande aux administrations publiques de ne pas dépasser le plafond des dépenses encourues en 2001. M. Siniora demande également de garder inchangés les salaires de 2002 et d’y joindre des renseignements sur les fonctionnaires. Les administrations publiques devront se limiter dans leurs dépenses administratives aux crédits nécessaires au bon fonctionnement de l’administration, tout en respectant le principe de la compression et de la justification des dépenses. Toute demande de crédit doit être justifiée et détaillée, sachant qu’aucune dépense non justifiée ne sera prise en compte dans le projet du budget. Dans le préambule du projet du budget de 2003, le ministère mentionne que ce projet constitue une extension de la politique économique et financière du gouvernement qui vise à résoudre le problème du déficit des finances publiques et à relancer la croissance économique. La stratégie financière pour l’exercice 2003 sera en tout point identique à celle mise au point dans le budget 2002. Les mêmes principes et critères seront adoptés pour le projet de budget l’année prochaine. Le gouvernement veut d’abord comprimer les dépenses, dégonfler le secteur public et augmenter sa productivité, et réduire progressivement le coût de la dette publique surtout par le biais des recettes de la privatisation. Sur le plan social, l’État compte conserver le même niveau de prestation. L’augmentation continue des recettes du Trésor et de la croissance ainsi que la modernisation de l’économie figurent parmi les priorités du gouvernement. L’ensemble de ces mesures contribueront à réaliser un excédent primaire dans le budget et à mettre un terme à la tendance haussière du déficit budgétaire. Le ministère des Finances ne paie pas les entrepreneurs, « faute de liquidités » Le ministère des Finances a expliqué aux entrepreneurs qu’il était dans l’incapacité de régler ses arriérés de paiement «faute de liquidités». Les entrepreneurs réclament le règlement de factures qui datent de plusieurs mois. Le montant total de leur créance sur l’État est d’au moins cent millions de dollars. Ces retards les placent dans une situation très difficile, proche de la faillite, disent-ils. Le ministère des Finances a décidé de remettre aux entrepreneurs des bons du Trésor pour couvrir leurs dettes auprès des banques et éviter leur mise en faillite éventuelle. Mais cette solution ne suffit pas aux entrepreneurs qui protestent en suspendant les travaux pour lesquels ils sont engagés au titre des projets du budget 2002. Ils s’interrogent notamment de savoir pourquoi le gouvernement prétend ne pas avoir de liquidités alors qu’il prend parallèlement des décisions d’expropriation, comme celle concernant un bien-fonds à Sodeco, ce qui suppose de pouvoir payer des indemnités, en plus des millions de dollars nécessaires au projet de musée prévu à cet endroit.
Le ministre des Finances, Fouad Siniora, a adressé hier une circulaire à toutes les administrations publiques concernant le projet du budget pour l’année 2003. Dans cette circulaire, le ministre demande aux administrations publiques de ne pas dépasser le plafond des dépenses encourues en 2001. M. Siniora demande également de garder inchangés les salaires de 2002 et d’y joindre des renseignements sur les fonctionnaires. Les administrations publiques devront se limiter dans leurs dépenses administratives aux crédits nécessaires au bon fonctionnement de l’administration, tout en respectant le principe de la compression et de la justification des dépenses. Toute demande de crédit doit être justifiée et détaillée, sachant qu’aucune dépense non justifiée ne sera prise en compte dans le projet du budget. Dans le...
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