Dagmar Hodgkinson à la Nite Gallery La Nite Gallery (Horch Tabet, Sin-el-Fil, près du restaurant Romano) accroche jusqu’au 20 avril une trentaine d’aquarelles de Dagmar Hodgkinson, une artiste allemande mariée à un Anglais et résidant au Liban depuis plus de vingt ans. C’est un Liban tout en vieilles pierres et verdure que Dagmar Hodgkinson représente d’un pinceau doux et lumineux. Coins de villages de la montagne, comme ce vieil escalier de Deir el-Qamar, cette maison paysanne noyée dans la végétation sauvage à Mairouba, ou encore une belle vue du village de Salima prise – comme en photo – à travers les triples arcades éventrées d’une ancienne demeure détruite par la guerre. Mais aussi architecture ancienne urbaine, comme ces façades de vieux immeubles rue Sursock, avec leurs balcons en fer forgé ouvragé et leurs portes-fenêtres à la boiserie dentelée… L’exposition comporte aussi des vues des ports de Byblos et de Batroun où tanguent nonchalamment les barques des pêcheurs sous un ciel radieusement bleu. Ainsi que des images de rues pittoresques à Saïda ou à Tripoli…. C’est joli, net, frais. Le Liban profond, vrai, mais pris sous son meilleur angle. On comprend que la MEA ait choisi (il y a quelques années) les aquarelles de Dagmar Hodgkinson pour illustrer ses cartes de menu à bord. Sculptures de Nadine Abou Zaki à l’Espace SD Une vingtaine de «Tours du silence», de Nadine Abou Zaki, ponctuent, jusqu’au 27 avril, l’espace de la galerie SD (imm. S. Dagher ; avenue Charles Hélou) d’harmonieuses constructions sculpturales, de moyennes dimensions, en pierre Testa, ou marbre rose. Inspirées de la philosophie indienne – que la jeune artiste étudie à la Sorbonne – les sculptures exposées sont l’expression d’un mélange de réflexion philosophique rationnelle, donc géométrique, angulaire, carrée et équilibrée, et d’un souffle de mysticisme. Lequel transparaît dans la verticalité, le mouvement ascendant des formes, et les ouvertures qui aérent les blocs et «y laissent passer l’élan de vie». Il y a dans les œuvres de cette frêle jeune femme de 26 ans une étonnante force de composition géométrique, architecturale, qui rappelerait un travail masculin n’était ce halo de poésie et de... silence qui les enveloppe. Un alliage intéressant qui mérite que l’on visite ces «tours» !. Z.Z.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Dagmar Hodgkinson à la Nite Gallery La Nite Gallery (Horch Tabet, Sin-el-Fil, près du restaurant Romano) accroche jusqu’au 20 avril une trentaine d’aquarelles de Dagmar Hodgkinson, une artiste allemande mariée à un Anglais et résidant au Liban depuis plus de vingt ans. C’est un Liban tout en vieilles pierres et verdure que Dagmar Hodgkinson représente d’un pinceau doux et lumineux. Coins de villages de la montagne, comme ce vieil escalier de Deir el-Qamar, cette maison paysanne noyée dans la végétation sauvage à Mairouba, ou encore une belle vue du village de Salima prise – comme en photo – à travers les triples arcades éventrées d’une ancienne demeure détruite par la guerre. Mais aussi architecture ancienne urbaine, comme ces façades de vieux immeubles rue Sursock, avec leurs balcons en fer forgé ouvragé...