C’est peu de dire que le séjour libanais d’Abbas Kiarostami a été réussi: il a été exaltant. Invité par l’Iesav (sur l’initiative de sa directrice, Aimée Boulos), le grand cinéaste iranien a placé son «atelier de travail» sous le signe du dialogue avec des étudiants enthousiasmés. Là se situe la passion de Kiarostami homme de cinéma: s’exprimer par les images, dialoguer en quelque sorte «à travers» la caméra. Un de ses films ne s’intitule-t-il pas Clos-Up (1990)? Il pourrait reprendre à son compte la réponse célèbre de John Ford, pressé de définir son éthique de réalisateur: «Je fais des films!» . Le reste appartient au public. Finalement, c’est lui, Kiarostami, qui a interviewé les étudiants placés devant sa caméra, ces étudiant(e)s qu’il a trouvé(e)s singulièrement réceptifs et créatifs. D’où le projet de Kiarostami de mettre bout à bout les interviews filmés de ces jeunes, afin d’en tirer un film dont il pourrait superviser le montage. Car Kiarostami a l’intention de revenir au Liban. On le voit, d’excellentes nouvelles et perspectives. – Homme d’affinités électives, le cinéaste a aussitôt établi avec Beyrouth une relation privilégiée. Il l’affirme, il y insiste. Et on le croit volontiers. Donc à bientôt, Abbas Kiarostami! G.-P.
C’est peu de dire que le séjour libanais d’Abbas Kiarostami a été réussi: il a été exaltant. Invité par l’Iesav (sur l’initiative de sa directrice, Aimée Boulos), le grand cinéaste iranien a placé son «atelier de travail» sous le signe du dialogue avec des étudiants enthousiasmés. Là se situe la passion de Kiarostami homme de cinéma: s’exprimer par les images, dialoguer en quelque sorte «à travers» la caméra. Un de ses films ne s’intitule-t-il pas Clos-Up (1990)? Il pourrait reprendre à son compte la réponse célèbre de John Ford, pressé de définir son éthique de réalisateur: «Je fais des films!» . Le reste appartient au public. Finalement, c’est lui, Kiarostami, qui a interviewé les étudiants placés devant sa caméra, ces étudiant(e)s qu’il a trouvé(e)s singulièrement réceptifs et...
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