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Actualités - Chronologie

Louis-Dreyfus annonce une énième et sévère restructuration de l’OM

Le président de l’Olympique de Marseille Robert Louis-Dreyfus, «blessé» par la réputation sulfureuse de son club de football et excédé par les querelles intestines et les dérives financières, a annoncé hier une énième «restructuration», mais cette fois, a-t-il promis, elle sera «sévère». M. Louis-Dreyfus, qui juge avoir «été trompé», «traîné dans la boue», n’a cependant jamais clairement désigné ceux qu’il tient pour responsables de ce naufrage. Répugnant toujours au conflit ouvert, il n’a pas explicitement tranché entre son responsable sportif Bernard Tapie et son directeur général Étienne Ceccaldi, comme beaucoup lui en prêtaient l’intention. Il s’exprimait devant la presse après avoir déféré à une convocation du tribunal de commerce qu’il a rassuré sur ses intentions, réaffirmant qu’il ferait face à ses engagements. Mais RLD n’a pas caché son ras-le-bol. «Une poignée de main ou une parole ont pour moi une vraie valeur. À l’évidence, cela n’est pas dans les mœurs de l’OM ou des multiples entourages du club, a attaqué l’homme d’affaires. Jamais encore je n’avais été obligé de répondre à un tribunal sur une situation future». Surtout, il ne supporte plus la suspicion qui s’est abattue sur lui en même temps que sur son club : «Lorsque je lis à mon sujet et au sujet de l’OM les mots de blanchiment ou de mafia, j’en suis blessé et profondément atteint». Armée mexicaine Comme souvent par le passé, le milliardaire, qui aura versé 150 millions d’euros dans le club à la fin de la saison, a promis une rigueur financière accrue et annoncé la nomination de responsables dans un club qui prend des allures d’armée mexicaine : un manageur général à l’anglaise, nommé à la fin du championnat et dont les attributions seront celles actuellement confiées à Bernard Tapie et l’entraîneur Albert Emon (pourtant confirmé à son poste il y a quelques jours), ainsi qu’un directeur général à la tête d’Éric Soccer SA, société par laquelle RLD finance l’OM. Les hiérarchies d’Éric Soccer et de l’OM proprement dit vont coexister. «On va finir par se heurter à un problème de vocabulaire» pour différencier tous ces cadres, ironise un salarié. D’autant qu’une des attributions du nouveau dirigeant sera de procéder aux «nominations qu’il jugera utiles». L’arrivée d’un manageur général accrédite l’hypothèse d’un prochain retrait de Bernard Tapie, volontaire selon ses partisans, forcé pour ses adversaires. Mais M. Louis-Dreyfus s’est efforcé de ne pas faire de cette nomination un désaveu pour l’acteur, puisqu’elle se fera sur «les conseils du directeur sportif». De son côté, Étienne Ceccaldi juge que ses prérogatives ne sont pas entamées par l’arrivée d’un directeur général à la tête d’Éric Soccer. Comme tous les ans depuis 1999, l’objectif affiché, jamais atteint jusqu’à présent, sera de ramener à 24 joueurs un effectif pléthorique, afin de «réduire la masse salariale de plus d’un tiers», soit près de 20 millions d’euros par an, et de fixer une «limite à ne jamais dépasser» dans les rémunérations réputées confortables de l’OM. Robert Louis-Dreyfus a reconnu «certaines singularités comptables» sur des contrats de joueurs, a confessé «une réelle dérive» concernant les agents «dans le football en général, à l’OM en particulier». Un «règlement intérieur» et la fin du recours privilégié à des agents, comme ce fut récemment le cas à l’OM, devraient permettre de remédier enfin à ces errements, espère le patron du club.
Le président de l’Olympique de Marseille Robert Louis-Dreyfus, «blessé» par la réputation sulfureuse de son club de football et excédé par les querelles intestines et les dérives financières, a annoncé hier une énième «restructuration», mais cette fois, a-t-il promis, elle sera «sévère». M. Louis-Dreyfus, qui juge avoir «été trompé», «traîné dans la boue», n’a cependant jamais clairement désigné ceux qu’il tient pour responsables de ce naufrage. Répugnant toujours au conflit ouvert, il n’a pas explicitement tranché entre son responsable sportif Bernard Tapie et son directeur général Étienne Ceccaldi, comme beaucoup lui en prêtaient l’intention. Il s’exprimait devant la presse après avoir déféré à une convocation du tribunal de commerce qu’il a rassuré sur ses intentions, réaffirmant...