Washington maintient le doute sur une rencontre Cheney-Arafat
le 22 mars 2002 à 00h00
Le président George W. Bush a maintenu le doute hier sur une rencontre entre Yasser Arafat et le vice-président américain Dick Cheney, exigeant toujours du président palestinien un engagement maximum pour faire cesser la violence. Après le nouvel attentat-suicide commis à Jérusalem-ouest, le secrétaire d’État Colin Powell s’est entretenu hier au téléphone avec le président palestinien Yasser Arafat. «Nous avons posé des conditions fermes et entendons que M. Arafat les respecte», a déclaré le président américain, qui s’est également dit «déçu» de la conduite de M. Arafat, devant la presse, à l’issue d’un petit-déjeuner de travail avec M. Cheney, rentré mercredi d’une tournée de dix jours au Proche-Orient. M. Cheney, qui parlait avant l’attentat d’hier soir, s’est dit prêt à retourner dans la région. Mais il y a mis comme condition que le chef de l’Autorité palestinienne tienne ses promesses en mettant en œuvre les dispositions du plan américain Tenet pour mettre fin au redoublement de violences entre Palestiniens et Israéliens. «La clé sera l’(ex-)général (Anthony) Zinni. C’est lui qui décidera si Arafat respecte le plan Tenet, et pas simplement s’il promet de le respecter. S’il agit ainsi, respectant ces règles, et si l’(ex-)général Zinni donne son feu vert, je serai prêt à retourner presque immédiatement (au Proche-Orient) pour une rencontre», a déclaré M. Cheney. «Le message est le même que celui que nous ne cessons de répéter : il (M. Arafat) doit maîtriser la violence», a également déclaré un responsable américain sous couvert de l’anonymat, après le coup de téléphone de Colin Powell au président palestinien. Les États-Unis exigent de M. Arafat un nouvel appel à son peuple pour faire cesser les violences, des ordres sans ambiguïté aux services de sécurité palestiniens pour faire appliquer l’arrêt des hostilités, et la mise en œuvre des autres mesures sécuritaires contenues dans le plan élaboré par le directeur de la CIA George Tenet. Parmi elles, figurent la récupération des armes illégales et l’arrestation des responsables d’attaques anti-israéliennes. Depuis son arrivée à la Maison-Blanche il y a quatorze mois, M. Bush s’est refusé à recevoir le chef de l’Autorité palestinienne, en l’accusant de ne pas agir suffisamment pour stopper l’intifada qui, depuis son déclenchement il y a près de dix huit mois, a fait quelque 1 500 morts. M. Bush a exprimé l’espoir qu’Arafat entendrait enfin les exhortations américaines. «Si nous voulons user de notre influence pour parvenir à une solution pacifique, il faut que M. Arafat fasse tout ce qui est en son pouvoir pour faire stopper la violence», a-t-il dit. Une rencontre Cheney-Arafat constituerait le signal le plus tangible d’une évolution de la position des États-Unis, qui après avoir longtemps laissé carte blanche à Israël pour faire face aux violences, ont commencé à prendre leurs distances des méthodes trop musclées du Premier ministre israélien Ariel Sharon.
Le président George W. Bush a maintenu le doute hier sur une rencontre entre Yasser Arafat et le vice-président américain Dick Cheney, exigeant toujours du président palestinien un engagement maximum pour faire cesser la violence. Après le nouvel attentat-suicide commis à Jérusalem-ouest, le secrétaire d’État Colin Powell s’est entretenu hier au téléphone avec le président palestinien Yasser Arafat. «Nous avons posé des conditions fermes et entendons que M. Arafat les respecte», a déclaré le président américain, qui s’est également dit «déçu» de la conduite de M. Arafat, devant la presse, à l’issue d’un petit-déjeuner de travail avec M. Cheney, rentré mercredi d’une tournée de dix jours au Proche-Orient. M. Cheney, qui parlait avant l’attentat d’hier soir, s’est dit prêt à retourner dans la...
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