Un attentat à la bombe, lundi soir au cœur d’Alger, a fait 13 blessés, dont trois dans un état grave, selon un nouveau bilan officiel fourni sur place. Auparavant, un autre bilan officiel avait fait état de quinze blessés dont trois dans un état grave. Les trois personnes grièvement blessées ont été admises au service de réanimation de l’hôpital Mustapha d’Alger, le plus grand de la capitale. La bombe de fabrication artisanale a été déposée au pied d’un palmier, près de stands d’un marché de souvenirs et d’artisanat dans un square, face à la Grande poste, en plein centre de la capitale algérienne. L’explosion qui s’est produite, peu avant 17h00 heure locale (16h00 GMT), à une heure de grande affluence, au moment de la sortie des bureaux, a été entendue dans plusieurs quartiers d’Alger. Elle a provoqué un nuage de fumée noire vite dissipé et créé une grande panique parmi les passants et les amateurs des produits offerts par ce marché ouvert les après-midi. De nombreuses voitures de police et des ambulances sont arrivées rapidement sur place. La police a déployé un cordon de sécurité pour éloigner les très nombreux curieux venus constater l’ampleur des dégâts. Depuis novembre, les attentats à la bombe ont repris dans la capitale algérienne, après une accalmie de près de deux ans. Le 20 novembre, à quelques centaines de mètres de là, un attentat à la bombe avait fait un mort et une trentaine de blessés dans une gare routière à Tafourah. Cinq personnes ont été blessées, dont une grièvement, le 26 janvier à Alger dans l’explosion d’une bombe à un arrêt d’autobus. Le 16 janvier, un homme a été blessé à Rouiba, un faubourg est de la capitale, par l’explosion, de faible intensité, d’une bombe qu’il transportait. Une autre bombe avait été désamorcée, le même jour, à un arrêt d’autobus à el-Biar, sur les hauteurs de la ville. Plusieurs autres ont été désamorcées depuis, selon la presse. Les attentats à la bombe sont imputés par les autorités et la presse au Groupe islamique armé (GIA) dont le chef Antar Zouabri a été tué par les forces de sécurité, le 8 février à Boufarik, sa ville natale (35 km a sud d’Alger). Le GIA et son rival, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), d’Hassan Hattab, rejettent la politique de concorde civile du président Abdelaziz Bouteflika. Ces groupes poursuivent leurs attentats et tueries malgré les opérations menées par les forces de sécurité. Quelque 200 personnes, ainsi qu’une centaine d’islamistes armés, ont été tuées depuis le début de l’année dans les violences en Algérie, selon un décompte établi à partir de bilans officiels et de la presse. Depuis le début de ces violences, en 1992, plus de 100 000 personnes ont été tuées en Algérie, selon des sources officielles. Le nombre de morts dépasserait les 150 000, selon des estimations de partis politiques et de la presse. Par ailleurs, des dizaines de personnes ont été blessées dans de nouveaux affrontements entre manifestants et forces de sécurité en Kabylie (est d’Alger), en proie aux émeutes depuis une semaine, rapportent lundi des journaux d’Alger. Ces émeutes, sporadiques depuis des mois, ont brusquement repris dans plusieurs localités de la région, le 12 mars dernier, après le discours à la nation du président Abdelaziz Bouteflika. Le chef de l’État avait annoncé des décisions, dont la reconnaissance du tamazight (berbère) comme langue nationale, l’indemnisation des victimes des émeutes et des sanctions contre des gendarmes reconnus coupables d’abus. Ces décisions n’ont pas satisfait la Coordination des âarchs (tribus) et des comités de villages de Kabylie, fer de lance de la contestation.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un attentat à la bombe, lundi soir au cœur d’Alger, a fait 13 blessés, dont trois dans un état grave, selon un nouveau bilan officiel fourni sur place. Auparavant, un autre bilan officiel avait fait état de quinze blessés dont trois dans un état grave. Les trois personnes grièvement blessées ont été admises au service de réanimation de l’hôpital Mustapha d’Alger, le plus grand de la capitale. La bombe de fabrication artisanale a été déposée au pied d’un palmier, près de stands d’un marché de souvenirs et d’artisanat dans un square, face à la Grande poste, en plein centre de la capitale algérienne. L’explosion qui s’est produite, peu avant 17h00 heure locale (16h00 GMT), à une heure de grande affluence, au moment de la sortie des bureaux, a été entendue dans plusieurs quartiers d’Alger. Elle a...