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Actualités - Reportage

On en parle ... Rony Seikaly, vu d’en bas (photo)

Rony Seikaly. Il est grand, que dis-je, immense, jeune, riche, célèbre et libanais. Bref, charmant. Les deux pieds sur terre, la main magique dans le panier et la tête rivée sur le ciel, il a visé les étoiles. Pour en devenir une à son tour, filante à la vitesse du grand sportif qu’il est. 36-2.07-88-950-2. Ces quelques chiffres pourraient résumer l’essentiel de la vie et de la carrière de Rony Seikaly. 36 ans, 2 mètres 07, un premier contrat signé avec la NBA en 1988, quelque 950 compétitions professionnelles dont 60 % ont été des victoires et enfin deux ans de mariage pour le meilleur... Il est encore plus beau «en vrai». Les dents immaculées, un sourire hésitant, de grands yeux comme dessinés à la main, des mains... immenses. T-shirt blanc sur un jean délavé, une barbe de deux jours sur une peau tannée, en retard au rendez-vous, on lui pardonne, plongé dans son ordinateur qui affiche des chiffres, schémas, courbes, on lui pardonne. Tout. On lui pardonne tout. Rony Seikaly, assis sur une chaise taillée à sa démesure, c’est 2m 07 plié en deux, et ça reste très grand. Vu d’en bas, d’un mètre 59, disons 1m 60, il est tout simplement impressionnant. Cerné par quatre murs sur lesquels s’étalent fièrement toutes ses victoires, et il y en a, couvertures de presse, interviews, médailles, trophées, il tient à se lever. «Ce n’est pas la peine, vraiment», répond-on lâchement. Le temps de se remettre de cette première émotion, l’entretien peut commencer. Béni des dieux Pour s’asseoir si confortablement sur ce siège d’homme d’affaires grandissant, le jeune Rony a beaucoup couru, dès ses 16 ans, couru après la balle, après la gloire et après ses rêves qu’il voyait grands. «Think Big !», ont dû chuchoter les fées sportives penchées sur son – grand – berceau. Il a pensé et vu grand ; et ce slogan américain, il en a fait sa devise. «Les choses se sont passées presque naturellement. Le processus a été rapide. J’ai sans doute été béni des dieux !» Le petit amateur qui caresse la balle de basket à l’école américaine d’Athènes devient vite un pro qui joue sur le terrain des grands. Après l’Europe, cap sur les USA. 1988, c’est la consécration. Rony intègre la NBA et l’équipe de Miami Heat avec laquelle il restera sept ans. Puis ce sera le Golden State, Orlando et enfin New Jersey. «Personne ne peut imaginer combien il est difficile d’arriver et surtout de se maintenir au sommet. La pression était énorme, surtout pour l’étranger que j’étais». Rony parle à l’imparfait, sans regrets. «C’est la première année où je ne joue pas. J’ai subi une opération à la jambe et l’on m’a placé cinq clous. Poursuivre la compétition aurait été suicidaire. J’arrête après quelque dix-sept ans de jeu au “top niveau”. Il faut savoir se retirer. Je n’ai plus le jeu dans le ventre». Aujourd’hui, Rony voit grand dans le monde des affaires. «Je sens que j’ai atteint le sommet dans ma carrière sportive, mais pas dans les affaires. Je suis encore au début. C’est un travail à long terme. Je voudrais être un homme d’affaires réussi, comme je l’ai été en tant qu’athlète». Ce nouveau chapitre s’accompagne d’une nouvelle histoire, un mariage célébré voici deux ans. Elsa Benitez est l’heureuse élue, top model mexicaine qui a fait la couverture de tous les magazines de mode, entassés précieusement dans la – grande – bibliothèque de son fan de mari. On lui pardonne, ils vont si bien ensemble. Avant de repartir, dernier coup d’œil sur Rony Seikaly vu d’en bas, pour s’assurer qu’il est bien vrai, et la tentation secrète de lui demander : «Comment est le monde vu d’en haut ?», Il répondrait sûrement : «Meilleur». Carla HENOUD
Rony Seikaly. Il est grand, que dis-je, immense, jeune, riche, célèbre et libanais. Bref, charmant. Les deux pieds sur terre, la main magique dans le panier et la tête rivée sur le ciel, il a visé les étoiles. Pour en devenir une à son tour, filante à la vitesse du grand sportif qu’il est. 36-2.07-88-950-2. Ces quelques chiffres pourraient résumer l’essentiel de la vie et de la carrière de Rony Seikaly. 36 ans, 2 mètres 07, un premier contrat signé avec la NBA en 1988, quelque 950 compétitions professionnelles dont 60 % ont été des victoires et enfin deux ans de mariage pour le meilleur... Il est encore plus beau «en vrai». Les dents immaculées, un sourire hésitant, de grands yeux comme dessinés à la main, des mains... immenses. T-shirt blanc sur un jean délavé, une barbe de deux jours sur une peau tannée, en...