Le dollar n’a pas pu mettre à profit les bonnes statistiques publiées hier aux États-Unis, témoignant de la meilleure tenue de l’économie américaine. De l’avis des analystes, la tendance actuelle des marchés internationaux des changes continue à être gouvernée par les réserves émises par le président de la Fed, Alan Greenspan, au sujet de la reprise économique qui est moins vigoureuse et plus lente que prévu, selon lui. Cela d’autant qu’à l’occasion de la publication la veille du déficit de la balance américaine des comptes courants (417,4 milliards de dollars en 2001), le représentant au Commerce Robert Zoellick avait estimé qu’un dollar fort pouvait être un problème. De plus, l’éventuelle d’une attaque de l’Irak par les États-Unis semble affecter le dollar dans la mesure où une telle opération déstabiliserait le marché du pétrole et compromettrait les perspectives de croissance économique en Occident. Dans ce contexte, l’annonce hier d’une hausse de 0,4 % de la production industrielle américaine en février, la plus forte depuis juin 2000, contre 0,2 % en janvier, conjuguée à une augmentation du taux d’utilisation des capacités industrielles de 74,5 % à 74,8 % pendant la même période, n’a eu aucun impact sur les opérateurs. Il en est de même de la publication par l’Université de Michigan de son indice de confiance des consommateurs faisant état d’une hausse plus forte que prévu à 95,00 points en mars contre 90,7 points en février. De fait, les investisseurs commencent à se demander pourquoi, en dépit de ces bonnes statistiques américaines, les marchés des actions aux États-Unis restent moins unanimes à la hausse qu’en Europe. Cela étant, et malgré la prudence des marchés à la veille du sommet de Barcelone qui pourrait mettre en évidence les problèmes structurels de l’Union européenne, le dollar est resté pratiquement faible hier, se négociant à New York à 0,8826 pour un euro contre 0,8825 la veille, à 1,4235 pour un sterling contre 1,4210, à 1,6580 FS contre 1,6545 et à 129,05 yens contre 128,95. Wall Street attentiste et les Bourses européennes jouent la reprise Sur les places boursières internationales, les marchés américains ont fait preuve d’attentisme, dans une atmosphère dominée par des transactions techniques à l’occasion de l’échéance trimestrielle d’options sur les indices et les titres boursiers. C’est ainsi qu’après un bon départ à l’annonce de bonnes statistiques américaines, Wall Street n’a pas tardé à réduire ses gains sur des ventes bénéficiaires et des opérations techniques liées à l’expiration trimestrielle d’options. Par ailleurs, la progression de la Bourse électronique a été entravée par la forte baisse du deuxième fabricant mondial de logiciels Oracle qui a annoncé un bénéfice inférieur aux attentes au 3e trimestre et averti que les résultats du 4e trimestre seraient encore plus mauvais. En effet, le DJIA a dû réduire ses gains en préclôture à 63,17 pts à 10 580,31 points, le S & P 500 à 11,03 pts à 1 164,07 points et le Nasdaq à 6,81 pts à 1 860,95 points. De leur côté, les Bourses européennes ont été tirées à la hausse par les secteurs des assurances, de l’automobile et des banques dans des marchés jouant la reprise économique. C’est ainsi que l’Eurotop 300 a gagné 11,54 pts à 1 267,48 et l’Eurostoxx 50 quelque 36,20 pts à 3 682,69 points. À Paris, le CAC 40 a augmenté de 41,49 pts à 4 588,33 points ainsi qu’à Francfort où l’Extra Dax a bondi de 124,24 pts à 5 401,11 points et à Londres où le Footsie a progressé de 31,30 pts à 5 292,70 points. La Banque du Liban, la Bourse de Beyrouth et les établissements de crédit ont été fermés hier à Beyrouth pour le chômage du Nouvel An de l’Hégire. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar n’a pas pu mettre à profit les bonnes statistiques publiées hier aux États-Unis, témoignant de la meilleure tenue de l’économie américaine. De l’avis des analystes, la tendance actuelle des marchés internationaux des changes continue à être gouvernée par les réserves émises par le président de la Fed, Alan Greenspan, au sujet de la reprise économique qui est moins vigoureuse et plus lente que prévu, selon lui. Cela d’autant qu’à l’occasion de la publication la veille du déficit de la balance américaine des comptes courants (417,4 milliards de dollars en 2001), le représentant au Commerce Robert Zoellick avait estimé qu’un dollar fort pouvait être un problème. De plus, l’éventuelle d’une attaque de l’Irak par les États-Unis semble affecter le dollar dans la mesure où une telle...