Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier, la demande du dollar demeurant toujours faible en l’absence souvent d’intérêt à l’offre en dehors de la BDL. Le maintien par celle-ci de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL a donc servi à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, alors que la rareté de l’offre contraignait les opérateurs à le négocier effectivement à 1 514,00 LL. Mais en raison du potentiel faible de la demande, le volume des échanges n’aurait pas dépassé quelque 7 millions de dollars placés à la vente tantôt par la BDL et tantôt par les banques de la place. À l’étranger, le dollar n’a pas pu se soustraire aux influences baissières émanant tantôt des fondamentaux de l’économie américaine et tantôt de l’économie européenne. Il a souffert d’un côté de l’aggravation du déficit des comptes courants américains (98,8 milliards de dollars au 4e trimestre 2001 après 98,5 milliards au 3e) qui a inquiété le président de la Fed Alan Greenspan ainsi que le représentant américain au Commerce Robert Zoellick qui a estimé qu’un dollar fort pouvait être un problème. Il s’est également ressenti, d’un autre côté, de la progression de la production industrielle en France de 0,9 % en janvier qui est venue privilégier la monnaie unique européenne alors que le marché se concentrait sur l’arrivée à expiration d’une importante quantité d’options d’achat d’euros. Dans ce contexte, le dollar devait rester faible, se négociant à New York à 0,8825 pour un euro contre 0,8765 la veille, à 1,4210 pour un sterling contre 1,4150, à 1,6545 FS contre 1,6755 et à 128,95 yens contre 129,40. Volatilité des marchés boursiers internationaux Une grande volatilité a régné hier sur les places boursières internationales en raison des doutes sur la vigueur de la reprise économique des deux côtés de l’Atlantique. Aux États-Unis, les statistiques publiées récemment ont été mitigées. En effet, les indices devaient passer tantôt dans le rouge, tantôt dans le vert, au gré des dégagements bénéficiaires et d’une chasse aux bonnes affaires. Cela étant, et en attendant les résultats de l’éditeur de logiciels Oracle après la clôture, le DJIA est parvenu à prendre 26,98 pts à 10 528,83 points, alors que le S & P a dû céder 0,24 pt à 1 164,07 points et le Nasdaq 3,93 pts à 1 858,10 points. Plus tôt dans la journée, les marchés d’actions européens avaient terminé sur une note indécise, les dernières statistiques américaines et européennes suggérant que la reprise économique sera peut-être moins vigoureuse et plus lente que prévu. Ces données macroéconomiques n’ont pas tardé à décevoir les attentes des opérateurs boursiers pendant que les nouvelles en provenance des entreprises restaient mitigées. Les investisseurs se sont donc retirés des cycliques pour se positionner sur les valeurs de croissance. En effet, l’Eurotop 300 n’a presque pas changé, se maintenant autour de 1 255,94 points, tandis que l’Eurostoxx 50 abandonnait 5,32 pts à 3 646,49 points. En Bourse de Paris, le CAC 40 a progressé de 23,07 pts à 4 546,84 points et, en Bourse de Francfort, l’Extra Dax a gagné 30,88 pts à 5 276,87 points alors qu’en Bourse de Londres, le Footsie cédait 10,60 pts à 5 261,40 points. À la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée faible avec la rechute de 13 500 actions A de Solidere de 5,00 à 4 7/8 dollars et de 1 000 certificats de dépôts de la Blom Bank de 19 1/8 à 19,00 dollars. Pourtant, 39 980 actions B de Solidere se sont maintenues à 5 1/4 dollars ainsi que 2 000 actions de HOLCIM Liban (Ex Ciments Lib.) à 7/16 dollar. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier, la demande du dollar demeurant toujours faible en l’absence souvent d’intérêt à l’offre en dehors de la BDL. Le maintien par celle-ci de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL a donc servi à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, alors que la rareté de l’offre contraignait les opérateurs à le négocier effectivement à 1 514,00 LL. Mais en raison du potentiel faible de la demande, le volume des échanges n’aurait pas dépassé quelque 7 millions de dollars placés à la vente tantôt par la BDL et tantôt par les banques de la place. À l’étranger, le dollar n’a pas pu se soustraire aux influences baissières émanant tantôt des fondamentaux de l’économie américaine et tantôt de...