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Actualités - Reportage

Procréation Le Dr Antinori et le clonage(PHOTO)

On se croirait au centre d’une œuvre de science-fiction : un médecin italien, le Dr Severio Antinori, est en train de révolutionner depuis quelque temps déjà les milieux scientifiques par ses travaux et ses déclarations à propos du clonage humain. En janvier 2001, ce généticien annonçait à grands fracas son intention de poursuivre des travaux de clonage expérimental sur des êtres humains. En donnant des précisions sur sa démarche, il faisait part de son projet de clonage en voie d’exécution, malgré la condamnation unanime du clonage humain par les médecins italiens et les autorités religieuses. Le Dr Antinori révélait que 1300 couples stériles à travers le monde lui avaient communiqué leur assentiment de participer à son projet. Le Dr Antinori confirmait ainsi la tenue de son expérience de clonage et la participation effective de 1 300 couples volontaires, sans préciser toutefois le lieu et le continent où aurait lieu l’expérience. La loi contre le clonage humain n’étant pas encore adoptée par le Sénat des États-Unis, contrairement à l’Italie et le reste de l’Europe, l’annonce laissait supposer que cette expérience initiale de clonage humain aurait lieu aux États-Unis. La procédure scientifique suivie serait celle appliquée à l’institut Raslin d’Édimbourg (Écosse) lors de la naissance, cinq ans auparavant, de la célèbre brebis Dolly. En août 2001, une semaine après la présentation de son projet devant l’Académie américaine des sciences, le Dr Antinori multipliait les déclarations contradictoires mais également les virulentes attaques contre les opposants au clonage, attirant des critiques acerbes de la part de Bernard Kouchner, ministre français délégué à la Santé. Il faudrait peut-être ajouter que le Dr Antinori avait déjà réussi auparavant à rendre enceinte une femme de 62 ans en l’inséminant avec l’ovule fécondé d’une donneuse. Se sentant, selon ses termes, «agressé» par les propos du délégué à la Santé français, le généticien italien porta plainte contre lui en donnant des précisions sur son projet de clonage et en affirmant qu’il le mènerait à terme malgré l’oppostion rencontrée et la condamnation de certaines institutions opposées à sa démarche. Le 8 août 2001, en effet, le conseil de l’Ordre des médecins italiens avait annoncé une procédure disciplinaire contre Antinori. Réagissant aux critiques de Bernard Kouchner, le généticien italien poursuit en justice le délégué à la Santé français qui, selon ses propos, «en condamnant par des termes violents ce projet de clonage, il offensait et agressait l’indépendance de l’Italie»... (v. Le Figaro du 15 août 2001). En conclusion, le Dr Antinori réclamait au délégué à la Santé français 25 millions de dollars en guise d’indemnité pour «atteinte contre sa personne et l’indépendance de l’Italie (!). Il s’engageait à reverser cette indemnité à la recherche en faveur des couples stériles». Il proclamait en guise de conclusion que son projet n’était pas du clonage mais la réponse thérapeutique à l’infécondité masculine... Ce qui, bien entendu, reste à prouver.
On se croirait au centre d’une œuvre de science-fiction : un médecin italien, le Dr Severio Antinori, est en train de révolutionner depuis quelque temps déjà les milieux scientifiques par ses travaux et ses déclarations à propos du clonage humain. En janvier 2001, ce généticien annonçait à grands fracas son intention de poursuivre des travaux de clonage expérimental sur des êtres humains. En donnant des précisions sur sa démarche, il faisait part de son projet de clonage en voie d’exécution, malgré la condamnation unanime du clonage humain par les médecins italiens et les autorités religieuses. Le Dr Antinori révélait que 1300 couples stériles à travers le monde lui avaient communiqué leur assentiment de participer à son projet. Le Dr Antinori confirmait ainsi la tenue de son expérience de clonage et la...