Les personnes qui souffrent d’amusie, ou absence totale de sens musical, sont victimes d’anomalies congénitales au cerveau, démontrent les travaux d’une neuropsychologue de l’université de Montréal, ouvrant la voie à la recherche du «gène de la musique». Publiées dans les revues Neuron et Brain, les recherches d’Isabelle Peretz, directrice du Laboratoire de neuropsychologie de la musique et de la cognition auditive, sont basées sur des tests menés sur des personnes souffrant d’amusie. «La musique est propre aux humains. Mais pour certains individus, le rythme, la mélodie, les accords n’ont pas de sens. Ce qui est fascinant dans les cas des gens que nous avons rencontrés, c’est que le langage n’est pas touché. Cela veut dire qu’il y a dans le cerveau une région qui est spécifiquement consacrée à la perception musicale», explique Isabelle Peretz dans la présentation de ses travaux. Elle cite notamment le cas de Monica, une femme avec un quotient intellectuel élevé, une excellente mémoire, diplômée universitaire, mais incapable de faire la différence entre L’Hymne à la joie de Beethoven et le refrain Frère Jacques. Pourtant, Monica n’a aucune dégénérescence de l’ouïe et est parfaitement capable de distinguer les autres sons de la vie de tous les jours. Cette pathologie, dont la première description remonte à 1878, trouve donc probablement son origine dans le cortex auditif, pense la chercheuse, qui lance les généticiens sur la piste du gène de la musique. Une fois localisée l’origine de l’amusie, «en principe, vous devez être capable d’identifier les chromosomes impliqués dans ce désordre-là, c’est aussi simple que cela», résume Isabelle Peretz. «Alors, poursuit-elle, on est sur une très, très bonne piste pour dire que l’on a identifié une partie du code qui détermine les habilités musicales».
Les personnes qui souffrent d’amusie, ou absence totale de sens musical, sont victimes d’anomalies congénitales au cerveau, démontrent les travaux d’une neuropsychologue de l’université de Montréal, ouvrant la voie à la recherche du «gène de la musique». Publiées dans les revues Neuron et Brain, les recherches d’Isabelle Peretz, directrice du Laboratoire de neuropsychologie de la musique et de la cognition auditive, sont basées sur des tests menés sur des personnes souffrant d’amusie. «La musique est propre aux humains. Mais pour certains individus, le rythme, la mélodie, les accords n’ont pas de sens. Ce qui est fascinant dans les cas des gens que nous avons rencontrés, c’est que le langage n’est pas touché. Cela veut dire qu’il y a dans le cerveau une région qui est spécifiquement consacrée à la...
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