La vaste opération militaire effectuée par Israël dans la bande de Gaza en représailles au tir de roquettes artisanales par les Palestiniens était considérée comme un échec hier par la presse et faisait l’objet de sévères critiques au sein de l’armée israélienne. «Les moyens en hommes et en matériel investis dans cette opération étaient totalement disproportionnés par rapport aux objectifs qui lui avaient été fixés et qui, d’ailleurs, n’ont pas été atteints», a déclaré le général du cadre de réserve Danny Rothschild, ancien coordonnateur des activités israéliennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Des centaines de fantassins d’unités d’élite, des dizaines de blindés, des unités du génie et de maîtres chiens ont pris part mercredi à l’offensive, l’une des plus importantes déclenchées depuis le début de l’intifada, dans les localités de Deir al-Balah, Beit Lahia, Beit Hanoun et le camp de réfugiés de Maghazi. «Elle faisait partie intégrante d’une série d’opérations en chaîne lancées par Tsahal dans la bande de Gaza pour diminuer la liberté d’action des cellules responsables de tirs de mortier et de roquettes, atteindre leurs servants et détruire les ateliers où sont fabriqués ces armements», a affirmé le général Israël Ziv, commandant des forces israéliennes dans la bande de Gaza. «Aucun de ces objectifs n’a apparemment été atteint», a affirmé le général Rothschild, soulignant «la lourdeur du dispositif militaire engagé pour une opération qui aurait du être ciblée et essentiellement basée sur des renseignements précis avant d’être déclenchée». Côté presse, le Maariv et le Yédiot Aharonot, les deux plus grands quotidiens israéliens, soulignaient tous deux qu’il a fallu pas moins de trois jours à l’armée pour mettre au point cette opération après les tirs de Qassam 2, un répit dont les lanceurs de roquettes palestiniens ont profité pour prendre la fuite avec armes et bagages. «Déception au sein de Tsahal: l’opération dans la bande de Gaza n’a pas réussi», titre sur toute sa une le Yédiot. «Les activistes recherchés n’ont pas été trouvés et les roquettes n’ont pas été saisies», titre, de son côté, le Maariv, soulignant les dures critiques de l’opération dans les milieux politiques et de la Défense. Ces opérations ont également valu à Israël de vives critiques dans le monde, pour avoir été menées avec des moyens aussi imposants dans des zones à forte densité de population. «Les préparatifs mis en œuvre par l’armée pour cette opération équivalaient à ceux faits en vue de la prise d’une capitale arabe par des unités blindées, mais Beit Hanoun n’est pas Damas», ironisait Alex Fishman, correspondant militaire du Yediot. L’opération, a-t-il souligné, n’a atteint aucun de ses objectifs et n’aura eu, selon lui, aucun effet dissuasif sur les lanceurs de roquettes. Dès le retrait de l’armée israélienne, quatre obus de mortiers ont d’ailleurs été tirés par les Palestiniens contre des objectifs israéliens, entraînant une nouvelle incursion à Deir al-Balah.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La vaste opération militaire effectuée par Israël dans la bande de Gaza en représailles au tir de roquettes artisanales par les Palestiniens était considérée comme un échec hier par la presse et faisait l’objet de sévères critiques au sein de l’armée israélienne. «Les moyens en hommes et en matériel investis dans cette opération étaient totalement disproportionnés par rapport aux objectifs qui lui avaient été fixés et qui, d’ailleurs, n’ont pas été atteints», a déclaré le général du cadre de réserve Danny Rothschild, ancien coordonnateur des activités israéliennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Des centaines de fantassins d’unités d’élite, des dizaines de blindés, des unités du génie et de maîtres chiens ont pris part mercredi à l’offensive, l’une des plus importantes...