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Actualités - Chronologie

Charles rompt avec la tradition dans un éloge télévisé

Le prince Charles s’est adressé directement à la nation, rendant un hommage à «la vitalité et la beauté incroyables» de sa «tante chérie» Margaret, décédée samedi, rompant avec la réserve royale tant décriée après la mort brutale en 1997 de son ex-épouse, la princesse Diana. Décidé à donner une image beaucoup plus moderne de la monarchie, le prince Charles, après avoir publié un communiqué laconique dans la journée, a choisi samedi soir de faire un discours solennel, au nom de sa famille «et en particulier de sa grand-mère, la reine mère». Il est apparu pendant cinq minutes à la télévision, assis, costume gris et cravate noire, l’air grave et triste, pour rendre hommage à sa tante, décédée à 71 ans après une attaque d’apoplexie, «une formidable amie» qui faisait preuve d’un «esprit merveilleusement libre». Il a qualifié ce samedi de «jour terriblement triste» pour toute la famille royale et a raconté le souvenir de sa «tante chérie», d’une voix lente et émue, semblant chercher des mots pourtant préparés à l’avance. «Je pense qu’elle avait, ce que les gens ne savent pas toujours, un talent incroyable. Je me souviens qu’elle jouait du piano formidablement bien et qu’elle avait une oreille incomparable. Elle chantait comme un ange. C’est un souvenir d’enfance qui me revient toujours», a témoigné le prince Charles. «Je la vois, assise au piano jouant avec un élégant fume-cigarette à la bouche», a-t-il raconté, baissant la tête. Il a raconté une femme «d’une beauté, vitalité et séduction incroyables» qui «aimait la vie et en profitait pleinement». «Elle nous manquera affreusement», a-t-il dit gravement, ajoutant que pour elle, cela avait dû être un «soulagement» en raison d’une santé qui n’avait cesser de décliner depuis sa première attaque d’apoplexie en 1998. Les commentateurs de la monarchie y ont vu «un éloge impressionnant». Une «interview poignante», notait ainsi le très royaliste Mail on Sunday, selon qui le prince était «très sincère», citant des proches de la famille royale. «Adieu ma tante chérie», titrait le journal dominical, qui a reproduit les images de l’intervention du prince de Galles à la BBC. Le Mirror (gauche), pourtant peu suspect de soutien à la monarchie, a également relevé «l’hommage émouvant» du neveu de Margaret à la princesse. En exprimant ainsi l’émotion de la famille, le prince Charles a rompu avec la réserve traditionnelle qui avait tant choqué les Britanniques après le décès brutal de la jeune «reine des cœurs» Diana dans un accident de voiture le 31 août 1997 à Paris. Depuis, l’héritier du trône, aujourd’hui âgé de 53 ans, a lancé une offensive médiatique en règle pour regagner le cœur des Britanniques. Le choix de Mark Bolland, qui fut son conseiller privé pendant les quatre dernières années, fut judicieux. Il ne serait pas étranger, selon la presse, à la décision de Charles d’envoyer son turbulent fils Harry visiter un centre de désintoxication pour lui enlever tout goût à l’alcool ou à la drogue. Décision qui lui a valu d’être qualifié unanimement de «bon père». Selon les derniers sondages, 64 % des Britanniques estiment désormais que Charles «ferait un bon roi» et ils ne sont plus que 26 % à penser qu’il devrait céder sa couronne à son fils William.
Le prince Charles s’est adressé directement à la nation, rendant un hommage à «la vitalité et la beauté incroyables» de sa «tante chérie» Margaret, décédée samedi, rompant avec la réserve royale tant décriée après la mort brutale en 1997 de son ex-épouse, la princesse Diana. Décidé à donner une image beaucoup plus moderne de la monarchie, le prince Charles, après avoir publié un communiqué laconique dans la journée, a choisi samedi soir de faire un discours solennel, au nom de sa famille «et en particulier de sa grand-mère, la reine mère». Il est apparu pendant cinq minutes à la télévision, assis, costume gris et cravate noire, l’air grave et triste, pour rendre hommage à sa tante, décédée à 71 ans après une attaque d’apoplexie, «une formidable amie» qui faisait preuve d’un «esprit...