Les sept pays les plus riches ont dressé samedi un bilan positif de cinq mois de lutte contre le financement du terrorisme, mais ils reconnaissent qu’il leur faut collaborer encore davantage et s’impatientent devant les pays et institutions qui tardent à agir. Depuis les attentats du 11 septembre, qui ont électrisé la communauté internationale et relancé la lutte contre l’argent sale, près de 150 pays et juridictions ont ordonné le gel de plus de 100 millions de dollars soupçonnés de financer le terrorisme, a annoncé le G7 dans une résolution finale publiée samedi. Les Sept, qui avaient déjà discuté terrorisme en octobre à Washington et en novembre à Ottawa, disent avoir «fait des progrès notables», tout en reconnaissant qu’il «faut faire plus encore». «Aujourd’hui, il faut étendre ce progrès à la grande majorité des pays et donner aux plus pauvres d’entre eux les moyens» d’agir, a souligné le ministre canadien des Finances, Paul Martin. Côté positif, les Sept soulignent l’action des Nations unies qui a créé une commission contre le terrorisme (résolution 1373) et obligé ses 189 membres à mettre en place des législations efficaces et à échanger leurs informations. De plus, les Sept «ont pris l’engagement de mettre en œuvre intégralement» le nouveau dispositif du Groupe d’action financière sur le blanchiment des capitaux (Gafi), dès qu’il sera opérationnel en juin. «Tous les pays du G7 ont mis sur pied des cellules de renseignements financiers en vue de faciliter le partage de l’information», se félicitent les Sept. Pour autant, maintenir la pression «requiert une collaboration encore plus étroite et un engagement accru», pensent-ils. Les Sept annoncent ainsi les nouvelles étapes de leur combat : détailler les informations et procédures nécessaires avant de procéder à des gels de fonds suspects, élaborer des «principes-clefs» sur les échanges d’informations et «la protection des renseignements de nature délicate», adapter les structures institutionnelles, «collaborer avec d’autres pays à l’identification conjointe des terroristes dont les actifs pourraient être gelés». Forts de leur mobilisation, les Sept trahissent leur impatience devant les pays qui tardent à agir. En novembre à Ottawa, lors de la réunion du G20, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, ces pays s’étaient vu donner jusqu’au 1er février dernier pour faire un état des lieux de leurs réglementations et les modifier si nécessaire. Sans désigner de mauvais élèves, les Sept «invitent instamment» les retardataires d’agir, leur proposent une aide technique et leur rappellent que le FMI doit faire un bilan au printemps. Et de rappeler aussi qu’ils «comptent sur le Gafi, le FMI et la Banque mondiale pour achever rapidement leur travail de collaboration», et «attendent avec impatience la mise en œuvre rapide du plan du FMI et de la Banque mondiale pour fournir une aide technique accrue» aux pays démunis dans cette lutte, en coordination avec le Gafi. Comité de Bâle sur les banques, Forum de stabilité financière... les organismes internationaux sont eux aussi «invités instamment» à s’attaquer au dossier, secret bancaire ou pas. «Le succès continu dans la lutte contre le financement du terrorisme requiert l’étroite collaboration et l’engagement indéfectible de la communauté internationale», insistent-ils.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les sept pays les plus riches ont dressé samedi un bilan positif de cinq mois de lutte contre le financement du terrorisme, mais ils reconnaissent qu’il leur faut collaborer encore davantage et s’impatientent devant les pays et institutions qui tardent à agir. Depuis les attentats du 11 septembre, qui ont électrisé la communauté internationale et relancé la lutte contre l’argent sale, près de 150 pays et juridictions ont ordonné le gel de plus de 100 millions de dollars soupçonnés de financer le terrorisme, a annoncé le G7 dans une résolution finale publiée samedi. Les Sept, qui avaient déjà discuté terrorisme en octobre à Washington et en novembre à Ottawa, disent avoir «fait des progrès notables», tout en reconnaissant qu’il «faut faire plus encore». «Aujourd’hui, il faut étendre ce progrès à la...