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Actualités - Chronologie

Khamenei : Bush est assoiffé de sang humain

Malgré les signes de dégel qui ont suivi la condamnation par l’Iran des attentats du 11 septembre, les relations entre Téhéran et Washington semblent revenues à leur plus bas niveau après les accusations de George W. Bush contre Téhéran, estiment diplomates et analystes. Tous les dirigeants iraniens ont réagi avec vigueur aux propos de M. Bush accusant l’Iran d’«exporter le terrorisme», de vouloir «se doter d’armes de destruction massive» et désignant implicitement leur pays comme cible potentielle de sa «guerre contre le terrorisme». Après que le président Mohammad Khatami eut qualifié mercredi de «belliqueux» et «insultants» les propos de M. Bush, le guide de la République islamique et numéro un du régime, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré jeudi que le président américain était «assoiffé de sang humain». «La République islamique d’Iran est fière d’être l’objet de la rage et de la haine du plus grand satan du monde», a indiqué M. Khamenei, estimant que «les États-Unis et le régime sioniste se sentent en danger face à l’intifada», que soutient Téhéran. Pour l’ayatollah Khamenei, le président américain «accuse les pays et les peuples du monde entier d’être sataniques et les menace, alors que ces dernières années ce sont les Américains qui ont le plus soutenu les régimes hostiles aux peuples, vendu des armes meurtrières, pillé les richesses et les peuples». «Nous voilà revenus à la case de départ. Le président Bush a lancé un message très dur à l’égard de l’Iran, qui ne nous facilite pas la tâche», a indiqué un diplomate de l’Union européenne. «Nous œuvrons au rapprochement des États-Unis et de l’Iran», qui ont rompu leurs relations diplomatiques il y a 22 ans, et «cette polémique semble réduire nos efforts à néant», a ajouté, sous le couvert de l’anonymat, ce diplomate qui souligne la volonté des Quinze de «continuer à travailler» avec l’Iran. «S’il y a des griefs, et il y en a, parlons-en», a-t-il poursuivi. Signe de cette différence entre Américains et Européens dans leurs rapports avec Téhéran, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Ali Ahani effectue actuellement dans les capitales européennes une tournée qui s’achèvera le 4 février à Madrid avec la journée de «dialogue semestriel» Iran-UE. Pour marquer sa colère, mercredi, le chef de la diplomatie iranienne Kamal Kharazi qui a accusé Washington d’«ingérence», a annulé in extremis son voyage à New York où il devait participer au Forum économique mondial.
Malgré les signes de dégel qui ont suivi la condamnation par l’Iran des attentats du 11 septembre, les relations entre Téhéran et Washington semblent revenues à leur plus bas niveau après les accusations de George W. Bush contre Téhéran, estiment diplomates et analystes. Tous les dirigeants iraniens ont réagi avec vigueur aux propos de M. Bush accusant l’Iran d’«exporter le terrorisme», de vouloir «se doter d’armes de destruction massive» et désignant implicitement leur pays comme cible potentielle de sa «guerre contre le terrorisme». Après que le président Mohammad Khatami eut qualifié mercredi de «belliqueux» et «insultants» les propos de M. Bush, le guide de la République islamique et numéro un du régime, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré jeudi que le président américain était «assoiffé de...