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États-Unis Croissance inattendue du PIB de 0,2 % au 4e trimestre

L’économie américaine a connu au trimestre dernier une légère croissance, échappant de justesse à la récession, montrent mercredi les premières estimations du département du Commerce, alors que les économistes attendaient une nouvelle contraction du PIB. Le produit intérieur brut (PIB) des États-Unis a progressé de 0,2 % au quatrième trimestre 2001 en rythme annuel. Les économistes anticipaient en moyenne un recul de 1,0 % après celui de 1,3 % observé au trimestre précédent. «Nous sommes bien positionnés pour une reprise. Il nous faut presque parler, en regardant en arrière, d’une mini-récession plutôt que d’une récession», se félicite Diane Swonk de Bank One. Selon la définition technique de la récession (deux trimestres consécutifs de contraction du PIB), une baisse du PIB au quatrième trimestre aurait signifié que l’économie américaine était entrée officiellement en récession au second semestre. Selon d’autres critères, l’économie américaine a été dite en récession depuis mars. Mais dans un cas comme dans l’autre, le ralentissement économique aux États-Unis reste à ce jour très modéré, avec un seul trimestre de contraction du PIB au troisième trimestre 2001. Ce chiffre inattendu, attribué surtout au comportement des consommateurs américains, renforce l’idée qu’une reprise économique est peut-être en cours. Le PIB est la mesure la plus large qui permette d’évaluer la santé économique d’un pays. Sur l’ensemble de l’année 2001, le PIB américain a progressé de 1,1 %, ce qui devient toutefois sa plus mauvaise performance depuis 1991, année au cours de laquelle il s’était contracté de 0,5 %. En 2000, la croissance avait été de 4,1 %. Écoulement spectaculaire de stocks Ce sont surtout les dépenses de consommation qui expliquent la hausse surprise du PIB. Elles représentent les deux tiers de l’économie américaine et ont enregistré, au quatrième trimestre, une augmentation de 5,4 % alors qu’elles avaient progressé de 1,0 % seulement au troisième trimestre. C’est leur plus forte hausse depuis celle de 5,9 % enregistrée au premier trimestre 2000. Les dépenses de biens durables ont fait à elles seules un bond de 38,4 %, du jamais vu depuis quinze ans. Les consommateurs américains ont notamment acheté des voitures pour profiter du crédit gratuit proposé par les constructeurs automobiles. La hausse des dépenses publiques a aussi contribué à stimuler le PIB, avec une progression de 9,2 %, leur plus forte hausse depuis quinze années. Si la statistique lui «fait plaisir», David Orr, de Wachovia Securities, la juste toutefois «relativement trompeuse du fait de l’énorme augmentation des dépenses de l’État». «Cela ne nous apprend pas grand-chose sur la demande du secteur privé, qui est restée plutôt faible», précise-t-il. Quelle que soit la nature de cette demande, pour y faire face, les entreprises ont puisé dans leurs stocks, les allégeant au quatrième trimestre de 120,6 milliards de dollars, la plus forte baisse jamais enregistrée. Cette diminution est de bon augure car elle signifie que les entreprises vont devoir augmenter leur production pour remplacer les produits écoulés. Mais plusieurs autres éléments de la statistique incitent en effet à la prudence. Les dépenses des sociétés en nouvelles usines et en équipements ont baissé au quatrième trimestre encore davantage qu’au troisième, avec un recul de 12,8 % après celui de 8,5 %. Ces dépenses n’auront cessé de diminuer tout au long de l’année 2001. Les exportations ont chuté de 12,4 % tandis que les importations ont reculé de 3,4 %. Après être annoncés en première estimation, les chiffres trimestriels du PIB sont révisés à plusieurs reprises au cours du trimestre suivant. Le chiffre définitif est habituellement publié à la fin du trimestre qui suit. La Fed laisse ses taux directeurs inchangés La Réserve fédérale américaine (Fed) a laissé ses taux directeurs inchangés hier à l’issue d’une réunion de son comité de politique monétaire. La Fed, qui avait réduit ses taux à onze reprises depuis janvier 2001, dont la dernière fois le 11 décembre, a ainsi maintenu son taux interbancaire à 1,75 % et son taux d’escompte à 1,25 %, au plus bas depuis plus de 40 ans. La décision de la Fed était attendue alors que les signes de redémarrage de l’activité se multiplient depuis ces dernières semaines. Dans son communiqué diffusé à l’issue de sa réunion de deux jours à Washington, la Banque centrale américaine a estimé que les risques de faiblesse économique étaient toujours plus grands que les dangers inflationnistes, mais qu’il y avait des signes de moins grande faiblesse de la demande. Les perspectives économiques à long terme et les gains de productivité restent favorables et il y a des signes de début de raffermissement de l’activité économique même si la vigueur des investissements et des dépenses de consommation reste encore incertaine, a ajouté le comité de politique monétaire.
L’économie américaine a connu au trimestre dernier une légère croissance, échappant de justesse à la récession, montrent mercredi les premières estimations du département du Commerce, alors que les économistes attendaient une nouvelle contraction du PIB. Le produit intérieur brut (PIB) des États-Unis a progressé de 0,2 % au quatrième trimestre 2001 en rythme annuel. Les économistes anticipaient en moyenne un recul de 1,0 % après celui de 1,3 % observé au trimestre précédent. «Nous sommes bien positionnés pour une reprise. Il nous faut presque parler, en regardant en arrière, d’une mini-récession plutôt que d’une récession», se félicite Diane Swonk de Bank One. Selon la définition technique de la récession (deux trimestres consécutifs de contraction du PIB), une baisse du PIB au quatrième trimestre...