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MODE Femmes à la mode Belle selon son temps... (PHOTOS)

Chaque époque a une image idéale de la beauté et de ses critères qui évoluent et ne sont pas les mêmes que ceux qui les précèdent ou ceux qui vont suivre. Les belles plantureuses du début du XXe siècle font sourire aujourd’hui les descendants de ceux dont elles embrasaient le cœur et les sens... Le sport muscle le corps, la diététique réduit la graisse, les membres s’allongent. Si le charme indéfinissable d’un corps désiré assure toujours l’abondante perpétuité de l’espèce, les critères, comme les mesures, ne sont pas immuables... Le tour de taille de la Vénus de Milo fait frémir les lianes contemporaines. Les jambes s’allongent, la poitrine s’amenuise. Les «belles en chair» de l’après-guerre qui inspiraient Dior réconfortaient le regard après les frustrations de la Seconde Guerre mondiale. Joues pleines, poitrine généreuse, galbes soulignés par la guêpière, la féminité était en courbes généreuses. La généralisation du travail des femmes, les conditions de vie, les nouvelles notions diététiques et la vogue des jeans ont imposé de nouveaux canons ainsi qu’une nouvelle esthétique et une silhouette plus rectiligne. Maîtresse de son corps et de plus en plus de son budget, la femme modifie son apparence et sa façon d’habiller sa nouvelle personnalité. Jogging, gym, aérobic sont là comme précieux auxiliaires. La forme, la sveltesse, la taille fine l’emportent sur les crèmes, les lotions, les cures dans «les villes d’eau» d’autrefois... Maîtresse de sa fécondité, de sa survie financière, la femme le devient aussi de son apparence... En cas de problème, le scalpel de la chirurgie esthétique est là pour réparer les faux pas de la nature et rendre réalisables les plus fous des mirages. Stendhal prétendait que «la beauté est une promesse de bonheur». Les houris-bistouri d’aujourd’hui sont-elles plus comblées que leurs plantureuses aïeules. Pour avoir remplacé la douce tiédeur ronde de jadis par la charpente anguleuse d’aujourd’hui, des coussinets racoleurs par les arêtes d’acier. Ève est-elle plus comblée ? Pour avoir réussi le difficile exploit de devenir grande, mince et plate, est-elle sereine, épanouie et heureuse de vivre ? Mais c’est là toute une autre histoire puisque la psychologie n’a pas connu le même boom que les urgences esthétiques. Qui s’en soucie d’ailleurs ? Le but de l’apparence n’est pas de montrer son âme mais sa virtuosité de comptable. Selon les principes-guides de notre époque, la femme investit dans son apparence. On n’habille pas son âme mais son corps qui, selon les principes prônés par les inspirateurs-civilisateurs de notre temps, doit offrir une image dynamique, à la page et convaincante comme un slogan... Les femmes l’ont compris les premières, devenant ainsi les égales des hommes. D’excellents chefs d’entreprise... À l’américaine.
Chaque époque a une image idéale de la beauté et de ses critères qui évoluent et ne sont pas les mêmes que ceux qui les précèdent ou ceux qui vont suivre. Les belles plantureuses du début du XXe siècle font sourire aujourd’hui les descendants de ceux dont elles embrasaient le cœur et les sens... Le sport muscle le corps, la diététique réduit la graisse, les membres s’allongent. Si le charme indéfinissable d’un corps désiré assure toujours l’abondante perpétuité de l’espèce, les critères, comme les mesures, ne sont pas immuables... Le tour de taille de la Vénus de Milo fait frémir les lianes contemporaines. Les jambes s’allongent, la poitrine s’amenuise. Les «belles en chair» de l’après-guerre qui inspiraient Dior réconfortaient le regard après les frustrations de la Seconde Guerre mondiale....