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Auto-moto - Rallye Dakar 2002 Des hauts, des bas et quelques débats

La 24e édition du rallye-raid Dakar, remportée dimanche au bord du lac Rose par le Japonais Hiroshi Masuoka (Mitsubishi) et l’Italien Fabrizio Meoni (KTM), laisse derrière elle une impression mitigée, tant au plan de l’intérêt de la course que de certaines règles imposées par les organisateurs. Les premières interrogations ont porté sur la longueur et la nature des étapes européennes. Les centaines de kilomètres de liaison, entrecoupés notamment de deux étapes boueuses à La Souterraine (Creuse) et Madrid, ont laissé une impression d’ennui, sinon d’inutilité. «La première partie était un peu ennuyeuse, estime le Français Stéphane Peterhansel, sextuple vainqueur du Dakar en motos. Il y avait beaucoup de route et des spéciales pas très difficiles». Les efforts fournis pour raccourcir de trois à deux semaines se sont révélés faussés par une répartition hétérogène des difficultés. «Je regrette que la course ne s’étende pas plus sur le territoire africain, indique le Français Jean-Jacques Ratet, 9e du classement final autos. J’ai toujours dit que le rallye devait être difficile, mais sur une étape comme la boucle de Tichit, on ne se fait pas plaisir. Avec 400 kilomètres d’herbe à chameaux, on essaie seulement d’avancer pour avancer». Question marathon Plus tard, les esprits se sont légèrement échauffés sur la question des étapes marathons, présentées comme une grande nouveauté par les organisateurs mais décriées sur leur forme par la plupart des pilotes. Principales pommes de discorde, l’intervention de l’assistance au milieu de l’étape, qui en dénature le côté «marathon», ainsi que la conduite de nuit imposée aux concurrents. «La première étape marathon était assez facile, estime ainsi Peterhansel. En fait, elle n’avait pas grand-chose de marathon. Je m’attendais à autre chose. Ce serait mieux de monter ce genre d’étape sans assistance avec l’utilisation d’un parc fermé d’où les véhicules démarrent directement». «Je ne suis pas d’accord avec le fait de ne pas dormir la nuit, renchérit le motard italien Giovani Sala, 6e du général final. C’est une épreuve sportive. Sans sommeil, on ne peut pas participer dans de bonnes conditions». Autre choix déconcertant des organisateurs, l’intervention inédite d’une catégorie de concurrents dits «hors délais», pour permettre, dixit le directeur de l’épreuve Hubert Auriol, «à ceux qui sont arrivés jusque-là (la 12e étape), et fait un “effort majeur”, de relier le lac Rose». Concentration De cette mesure déjà difficilement compréhensible sur le plan de l’équité sportive, ont germé en coulisses quelques doutes concernant sa trop bonne adéquation au cas du chanteur Johnny Hallyday, centre d’attraction indiscutable du Dakar et concerné justement par les dépassement de délais. Du côté purement sportif, en autos comme en motos, la tête de course s’est concentrée autour d’un constructeur unique. Si la prédominance des KTM était annoncée, celle des Mitsubishi s’est instaurée au fil des déconvenues des challengeurs potentiels ou même de leur disparition, dans le cas du Kangoo incendié de Jean-Louis Schlesser. Cela n’a pas empêché quelques talents d’éclore au milieu des leaders, comme l’étonnant Canadien Guy Giroux, qui termine 16e en motos pour son tout premier Dakar, ou encore le très prometteur benjamin de l’épreuve, le Français Nicolas Misslin, 19 ans, lui aussi néophyte sur ce rallye-raid dont il a pris la dixième place finale en autos. Enfin, la principale satisfaction est venue de la conclusion purement sportive de ce Dakar, après les imbroglios juridiques de l’an passé, qui avaient suivi la pénalité d’une heure infligée à Schlesser et offert, sur tapis vert, la victoire à l’Allemande Jutta Kleinschmidt.
La 24e édition du rallye-raid Dakar, remportée dimanche au bord du lac Rose par le Japonais Hiroshi Masuoka (Mitsubishi) et l’Italien Fabrizio Meoni (KTM), laisse derrière elle une impression mitigée, tant au plan de l’intérêt de la course que de certaines règles imposées par les organisateurs. Les premières interrogations ont porté sur la longueur et la nature des étapes européennes. Les centaines de kilomètres de liaison, entrecoupés notamment de deux étapes boueuses à La Souterraine (Creuse) et Madrid, ont laissé une impression d’ennui, sinon d’inutilité. «La première partie était un peu ennuyeuse, estime le Français Stéphane Peterhansel, sextuple vainqueur du Dakar en motos. Il y avait beaucoup de route et des spéciales pas très difficiles». Les efforts fournis pour raccourcir de trois à deux...