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« Mon enfant semble triste »(PHOTO)

La perte du plaisir d’agir, de jouer, de s’amuser est généralement l’annonce d’un problème de santé chez l’enfant. Faire cependant la différence entre une humeur passagère, un début de maladie ou de déprime est bien difficile. Or si un simple début de grippe ou de quelque maladie de l’enfance n’exigent que les moyens classiques connus par les parents, un début de déprime exige plus d’attention car il importe que l’enfant soit soigné d’urgence et convenablement... Déjà à le voir renfermé, maussade, en retrait est dur à supporter par les parents. Leur réaction est donc à la mesure de leur agacement. Or il est très important de ne pas sous-estimer la tristesse d’un enfant. Entre quatre et douze ans, un petit peut faire une dépression. On évalue à 5 % les jeunes enfants et adolescents victimes d’une dépression parmi ceux qui consultent un spécialiste (psychologue) dans les pays occidentaux où les statistiques existent. Selon ces spécialistes, l’enfance est loin d’être un âge en or, à l’abri de tout souci et d’idées noires. Si la dépression juvénile n’a été reconnue que très tardivement, elle n’est pas moins présente au cours de cette période de vie, masquée, rarement exprimée ou bien perçue comme telle. À savoir, une tristesse est normale lorsqu’elle s’installe quelques heures ou quelques jours, à la suite d’une cause précise, mais l’enfant garde toujours le plaisir de vivre et d’agir. L’enfant déprimé est incapable de ressentir ce plaisir. De surcroît, il ne se projette pas dans l’avenir. Déménagement, changement d’école, divorce parental, perte d’un animal cher sont des causes probables. Dans tous ces cas, on note la présence d’une perte à laquelle il faut s’adapter, ce que tout enfant parvient à faire généralement au bout de quelques jours ou quelques semaines. Cette période est plus longue pour le petit fatigué ou fragile qui connaîtra une période de déprime à surveiller. Il a besoin d’une consultation pédopsychologique qui l’aidera à exprimer sa tristesse ou son mal-être (à travers souvent un dessin) et à les dépasser... Les signaux d’alarme l Une tristesse qui dure depuis au moins deux mois. l L’incapacité à faire des projets. l Une dépréciation exagérée de soi, associée à un sentiment de culpabilité. l Une mimique pauvre (peu de sourires, peu de rires). l Une chute brulate de son niveau d’activité. l Des troubles du sommeil ou de l’appétit persistants. l Un refus répété de s’amuser avec ses amis. l Chez certains garçons très angoissés, une hyperactivité (destinée à calmer l’anxiété) associée à de fréquentes bêtises ou prises de risques (descendre la rampe de l’escalier, traverser en courant, etc.).
La perte du plaisir d’agir, de jouer, de s’amuser est généralement l’annonce d’un problème de santé chez l’enfant. Faire cependant la différence entre une humeur passagère, un début de maladie ou de déprime est bien difficile. Or si un simple début de grippe ou de quelque maladie de l’enfance n’exigent que les moyens classiques connus par les parents, un début de déprime exige plus d’attention car il importe que l’enfant soit soigné d’urgence et convenablement... Déjà à le voir renfermé, maussade, en retrait est dur à supporter par les parents. Leur réaction est donc à la mesure de leur agacement. Or il est très important de ne pas sous-estimer la tristesse d’un enfant. Entre quatre et douze ans, un petit peut faire une dépression. On évalue à 5 % les jeunes enfants et adolescents victimes...