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manipulations génétiques La vérité sur les OGM(PHOTO)

Les Organismes génétiquement modifiés (OGM) ont mauvaise presse. Par crainte de dérives possibles, les manipulations génétiques se voient vouées au diable et leurs produits voués à l’exclusion la plus radicale. Or les OGM, comme la langue dans la fable d’Esope le fabuliste, peuvent avoir autant d’effets maléfiques que bénéfiques. Ils seraient en effet d’un recours salvateur autant en cas d’allergies que par temps de famine, fréquente dans certaines parties du globe jusqu’à nos jours. Si la prudence au stade actuel ne peut être que vivement recommandée, le rejet des biotechnologies, qui offriraient une solution inespérée aux zones où se trouve logée une grande (plus de 50%) partie de la population pauvre du monde, serait insensé. Depuis le début du nouveau siècle, on enregistre une évolution positive des pays producteurs envers les OGM. Au sommet du G8 de Gênes, cette année, il a été communiqué que 32,9 millions d’hectares de maïs, soja et coton avaient été plantés par les fermiers américains avec des semences OGM, soit 18% de plus qu’en 2000. Et cela malgré l’aversion du marché européen pour ce genre de semences. À Bangkok, précédemment, une conférence internationale sur «les nouveaux aliments et les nouvelles cultures, enjeux pour la science, la sécurité, et la société», a souligné dans ses conclusions «que le constat a été fait» qu’il n’y a eu aucun décès ou incident de santé sérieux dont la cause ait pu être attribuée à des aliments génétiquement modifiés. Une déclaration quasi identique a été communiquée également par le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement) dans son rapport du 10 juillet 2001. Treize millions de consommateurs La diffusion des OGM depuis bientôt seize ans compte plus de treize millions de consommateurs dans le monde (150 mille en France). Tous ces individus ont ingéré et sont de plus en plus nombreux à le faire une substance produite par l’un de ces organismes transgéniques. Il y a une vingtaine d’années émergeait, à l’Université de Gand (Belgique), la révolution de la transgenèse. Soulevant autant d’angoisses que d’enthousiasme. Les angoisses, essentiellement européennes, étaient d’ordre écologique. L’enthousiasme était celui dont faisaient preuve les industriels, les scientifiques et les grands laboratoires. Surtout en Europe où la France avait été préalablement confrontée à quelques drames de dimension nationale (sang contaminé, hormone de croissance, maladie de la vache folle). L’Angleterre, elle aussi sérieusement touchée par la maladie de la vache folle, se montrait très circonspecte face aux OGM. Le débat, donc, sur les transgéniques ne pouvait être que houleux. Les tentatives d’introduire ces nouveaux produits modifiés sur les marchés européens échouaient lamentablement, la méfiance étant générale. Et cela malgré l’effort gigantesque du «lobby» des semenciers USA. Surtout ceux des maïs, sojas et des OGM à vocation scientifique, agricole mais aussi industrielle et médicale. On n’arrête pas le progrès Aujourd’hui, les comportements se sont sensiblement modifiés. Après avoir diabolisé les OGM, on tente de les domestiquer et mieux les comprendre. Des spécialistes de la transgenèse, convaincus qu’on n’arrête pas le progrès et que l’avenir est à l’étude et l’exploration plutôt qu’aux vociférations, se sont mis au travail acharné et en profondeur. Dans les quinze années à venir, on s’attend à des innovations ahurissantes, au moins dans quatre domaines: alimentaire (sécurité, production, conservation, qualité), médical (nouveaux médicaments et thérapies innovatrices) industriel et chimique (nouvelles molécules produites sur mesure).
Les Organismes génétiquement modifiés (OGM) ont mauvaise presse. Par crainte de dérives possibles, les manipulations génétiques se voient vouées au diable et leurs produits voués à l’exclusion la plus radicale. Or les OGM, comme la langue dans la fable d’Esope le fabuliste, peuvent avoir autant d’effets maléfiques que bénéfiques. Ils seraient en effet d’un recours salvateur autant en cas d’allergies que par temps de famine, fréquente dans certaines parties du globe jusqu’à nos jours. Si la prudence au stade actuel ne peut être que vivement recommandée, le rejet des biotechnologies, qui offriraient une solution inespérée aux zones où se trouve logée une grande (plus de 50%) partie de la population pauvre du monde, serait insensé. Depuis le début du nouveau siècle, on enregistre une évolution positive...