Première comparution de l’Américain taliban devant un tribunal US
le 25 janvier 2002 à 00h00
La justice américaine a ordonné hier le maintien en détention du jeune Américain taliban John Walker Lindh, lors de sa première comparution devant un tribunal fédéral d’Alexandria (Virginie, Est). Le juge a aussi fixé au 6 février la prochaine audition au cours de laquelle John Walker Lindh devra plaider coupable ou non coupable. Lors de sa première comparution, qui a duré 14 minutes, John Walker Lindh, 20 ans, le regard un peu hagard, est apparu le crâne rasé, avec une petite barbe de deux jours. Il était habillé d’une combinaison verte foncée, marquée dans le dos du mot «prisonnier». Le juge Weldon Sewell lui a notifié les quatre chefs d’inculpation retenus à son encontre, dont ceux de complot en vue de tuer des Américains à l’étranger et de soutien matériel à des organisations terroristes dont el-Qaëda. S’il est reconnu coupable, John Walker Lindh est passible de deux peines de prison à vie et de deux peines de dix ans de prison. Le juge a également informé le détenu de ses droits, notamment celui d’être assisté d’un avocat. John Walker Lindh était entouré de quatre avocats, dirigés par James Brosnahan. Le juge a ensuite demandé à Walker s’il comprenait les charges pesant à son encontre. L’Américain a répondu : «Oui, je comprends». Il a ensuite déclaré qu’il n’avait pas de questions. En décidant son maintien en détention, le tribunal a accédé à la demande d’un procureur qui estimait que John Walker Lindh représentait un danger et pouvait disparaître s’il était remis en liberté. John Walker Lindh avait été transféré d’Afghanistan aux États-Unis mercredi. Le jeune taliban américain avait été capturé dans le nord de l’Afghanistan et découvert fin novembre par les Américains dans la prison forteresse de Mazar-i-Sharif, où il avait survécu à une mutinerie meurtrière, au cours de laquelle un Américain, agent de la CIA, avait trouvé la mort. Issu d’une famille aisée de Californie, John Walker Lindh avait choisi de se convertir à l’islam il y a quatre ans. Il était ensuite parti étudier dans une école coranique au Yémen puis au Pakistan, où il avait été séduit par les thèses des talibans. Il était ensuite passé par un camp d’entraînement d’el-Qaëda, le réseau d’Oussama Ben Laden, avant de rejoindre les rangs de l’armée talibane l’été dernier.
La justice américaine a ordonné hier le maintien en détention du jeune Américain taliban John Walker Lindh, lors de sa première comparution devant un tribunal fédéral d’Alexandria (Virginie, Est). Le juge a aussi fixé au 6 février la prochaine audition au cours de laquelle John Walker Lindh devra plaider coupable ou non coupable. Lors de sa première comparution, qui a duré 14 minutes, John Walker Lindh, 20 ans, le regard un peu hagard, est apparu le crâne rasé, avec une petite barbe de deux jours. Il était habillé d’une combinaison verte foncée, marquée dans le dos du mot «prisonnier». Le juge Weldon Sewell lui a notifié les quatre chefs d’inculpation retenus à son encontre, dont ceux de complot en vue de tuer des Américains à l’étranger et de soutien matériel à des organisations terroristes dont...
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