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AUTO F1 : l’espoir de Prost Grand Prix s’amenuise

L’espoir semble bien mince de voir les monoplaces de Prost Grand Prix sur la grille de départ du Grand Prix d’Australie, première épreuve du championnat du monde de Formule 1, le 3 mars prochain à Melbourne. Alain Prost et Me Franck Michel, administrateur de l’équipe depuis sa mise en redressement judiciaire le 22 novembre dernier, n’affichaient pas en effet un grand optimisme hier à leur sortie de la salle d’audience du tribunal de commerce de Versailles qui se prononcera lundi sur l’avenir de l’écurie française. «Je me serai battu jusqu’au bout». Par ces quelques mots, le quadruple champion du monde laissait peu de place à l’espoir. «Rien n’est garanti. Nous n’avons pas toutes les assurances pour continuer dans les meilleures conditions. Il ne faut pas repartir dans une galère», insistait Prost. Ce sont effectivement ces garanties bancaires que Me Franck Michel espère sans sembler vraiment trop y croire. «Le premier Grand Prix est proche et il y a des échéances financières et techniques. Il faut aller très vite», indiquait en effet l’administrateur. «Actuellement, l’équipe n’a aucun sponsor, aucune ressource financière. Nous attendons. Le tribunal est conscient des efforts de l’équipe, d’Alain Prost, mais nous attendons des éléments probants», poursuivait Me Franck Michel. Visiblement, les trois représentants des investisseurs italiens, encore entendus jeudi, n’ont pas encore convaincu le tribunal de commerce. « Je me suis battu jusqu’au bout » Après bien des déboires, des moments d’espoir et de doute, Alain Prost ne veut plus parler de confiance. «Le problème aujourd’hui n’est pas d’être confiant ou pas, disait-il. Je me suis battu jusqu’au bout pour trouver une solution pour cette entreprise qui est quand même extrêmement médiatique, l’image d’une certaine manière de la France». Si les discours ne sont pas à l’optimisme, chacun veut cependant garder un espoir, si mince soit-il. «Il y a eu beaucoup d’offres, certaines plus ou moins crédibles, et il reste aujourd’hui trois ou quatre dossiers en lice», déclarait Prost. «Entre l’audience de jeudi et lundi, il y aura de toute façon encore, non seulement des discussions, mais surtout des éléments et des garanties qui seront fournis pour que le tribunal puisse prendre une décision dans la meilleure situation possible», expliquait le quadruple champion du monde. Prost attend maintenant «la décision du tribunal, qui va voir si toutes les conditions sont requises». «Je souhaite que la pérennité de l’entreprise soit assurée. Et quelle que soit la nationalité des futurs partenaires de Prost Grand Prix, l’écurie restera française», ajoutait Prost. Après de multiples rebondissements, l’échéance arrive. Quoi qu’il arrive désormais, la décision tombera lundi, définitive. «Nous sommes très proches d’une solution mais aussi d’une liquidation si les fonds ne peuvent pas être apportés rapidement», expliquait Me Franck Michel. Il faut de l’argent, beaucoup d’argent. «Il faut non seulement les fonds nécessaires pour la continuation de l’entreprise mais également pour conforter, rendre confiance à tout le monde, aux fournisseurs», argumentait l’administrateur.
L’espoir semble bien mince de voir les monoplaces de Prost Grand Prix sur la grille de départ du Grand Prix d’Australie, première épreuve du championnat du monde de Formule 1, le 3 mars prochain à Melbourne. Alain Prost et Me Franck Michel, administrateur de l’équipe depuis sa mise en redressement judiciaire le 22 novembre dernier, n’affichaient pas en effet un grand optimisme hier à leur sortie de la salle d’audience du tribunal de commerce de Versailles qui se prononcera lundi sur l’avenir de l’écurie française. «Je me serai battu jusqu’au bout». Par ces quelques mots, le quadruple champion du monde laissait peu de place à l’espoir. «Rien n’est garanti. Nous n’avons pas toutes les assurances pour continuer dans les meilleures conditions. Il ne faut pas repartir dans une galère», insistait Prost. Ce...