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Actualités - Analyse

La physionomie des marchés Dollar ferme dans des marchés calmes et étroits

Le dollar a évolué à la hausse dans des marges étroites en ce début de semaine sur les places asiatiques et européennes en l’absence d’indications en provenance des États-Unis dont les marchés étaient fermés pour la commémoration du leader noir assassiné Martin Luther King. Le billet vert a été revigoré par la rechute de la production industrielle de la zone euro en novembre qui a quelque peu pesé sur la monnaie unique européenne, ont relevé les analystes. Celle-ci a baissé de 0,8 % en novembre contre 1,4 % en octobre et 0,6 % en septembre, selon les derniers chiffres publiés hier par l’Office européen des statistiques (Eurostat). De plus, le dollar a trouvé appui aussi dans l’aggravation du déficit des finances publiques britanniques de 9,439 milliards de livres sterling en décembre contre 5,982 milliards de livres en novembre, selon l’Office national des statistiques. Enfin, le yen est resté faible hier, alors que le secrétaire américain au Trésor, Paul O’Neill, a indiqué que les questions liées aux taux de change ne seraient pas abordées avec les autorités japonaises, contrairement aux attentes des cambistes. À cet égard, un groupe de représentants de l’industrie manufacturière américaine avait appelé, vendredi dernier, M. O’Neill à déclarer qu’il n’était pas en faveur d’un affaiblissement volontaire de la devise nippone, qui s’est fortement dépréciée face au billet vert, compromettant l’industrie d’exportation aux États-Unis. En visite à Tokyo, M. O’Neill, qui a eu des entretiens avec le Premier ministre japonais, Junichiro Koizumi, et son homologue nippon, Zenbei Mizoguchi, en marge d’une conférences de deux jours des pays donateurs pour la reconstruction de l’Afghanistan, a déclaré qu’il s’est contenté d’appeler le Japon à résoudre dès que possible le problème des mauvaises créances des banques et qu’il n’a pas évoqué avec les autorités de ce pays la question des taux de change. Plus tôt dans la matinée, le billet vert s’était un peu renforcé aussi après des articles de presse aux États-Unis pendant le week-end, suggérant que le marché aurait mal interprété les propos du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, il y a dix jours. Bien que le président de la Fed ait alors insisté sur le fait que «l’économie américaine continue à être confrontée à des risques importants sur le court terme», plusieurs responsables officiels américains cités par ces articles de presse ont indiqué qu’Alan Greenspan était moins pessimiste que ses propos ne pouvaient le laisser entendre. Cette apparente inflexion de la Fed aurait rassuré les marchés sur une reprise prochaine de l’économie américaine, ont indiqué les cambistes et d’ajouter qu’il faudra attendre après-demain pour savoir ce que le patron de la Fed a vraiment en tête. La bonne santé du dollar américain a pesé sur le dollar canadien qui a atteint un nouveau plancher historique hier en cotant 61,82 cents US sur les marchés des changes nord-américains. Dans l’attente du discours de Greenspan, et eu égard au climat peu favorable entourant les autres grandes monnaies, le dollar a fait preuve de fermeté hier, achevant la journée à Londres, comme suit : – 0,8835 pour un euro contre 0,8845, vendredi dernier à New York – 1,4355 pour un sterling contre 1,4380 – 1,6620 FS contre 1,6610 – 132,60 yens contre 132,55. Les Bourses européennes en baisse sous la conduite de Nokia Le premier fabricant mondial de téléphones portables, le finlandais Nokia, a pesé lundi sur les Bourses européennes, les investisseurs craignant que cette semaine riche en résultats pour le secteur des techs ne vienne doucher leurs espoirs de reprise. En l’absence de cotations à Wall Street, fermée pour cause de jour férié (Martin Luther King Day), les volumes d’échanges sont restés minces. En début d’après-midi, ils étaient inférieurs de moitié à la normale. À la clôture des marchés d’actions européens, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a perdu 0,59 % à 1 219,22 points tandis que celui des valeurs de la zone euro DJ Euro Stoxx 50 a abandonné 1,13 % à 3 598,12 points. En Bourse de Paris, l’indice CAC 40 a cédé 0,56 % à 4 423,80 points, en Bourse de Francfort, l’indice DAX a perdu 1,02 % à 5 069,74 points. Milan et Madrid ont elles aussi clôturé en baisse, de plus d’un pour cent. En revanche, en Bourse de Londres, le FTSE 100 a terminé en hausse de 0,23 % à 5 138,5 points. Le secteur des valeurs technologiques a pesé sur la tendance, l’indice DJ Stoxx des techs dégringolant de 3,64 %, entraîné notamment par le géant de la téléphonie mobile Nokia qui a trébuché de 5,58 % à 24,03 euros. Nokia représente le tiers de l’indice technologique de la zone euro. Le groupe doit publier ses résultats jeudi. «L’essentiel de cette baisse s’explique par des repositionnements stratégiques, car bien sûr, il est agréable de pouvoir être surpris en bien parce qu’on a trop baissé», a estimé Hendrick Garz de West LB Panmure. En outre, Morgan Stanley a abaissé sa recommandation sur Nokia de «neutre» à «sous-performance», avec un objectif de cours à 15 euros. «Nous sommes surpris que Morgan Stanley ait agi de manière aussi franche et nous ne pensons pas que le cours tombera aussi bas que 15 euros à court terme», a précisé Ollipekka Elovainio de Nordea Investment Management. «J’estime que la fourchette d’échanges pour Nokia va de 25 à 30 euros», a ajouté l’analyste. D’autres résultats sont attendus cette semaine. Le géant américain des portables Motorola publiera les siens dès mardi tandis que le concurrent suédois de Nokia, Ericsson fera de même vendredi. Ericsson a perdu 2,4 % à 48,80 couronnes suédoises, le français Alcatel a terminé en chute de 4,39 % à 17 euros et l’allemand Siemens leur a emboîté le pas avec un repli de 3,21 % à 70,03 euros. Tokyo : en léger repli L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a clôturé lundi en baisse de 0,1 %, à l’issue d’une séance marquée par la faiblesse des titres bancaires, les investisseurs ayant été déçus par le plan de sauvetage du géant de la distribution Daiei annoncé vendredi soir, ont expliqué des courtiers. L’indice Nikkei a baissé de 13,07 points par rapport à son cours de clôture de vendredi pour terminer à 10 280,25 points, tandis que l’indice élargi Topix a clôturé en baisse de 0,2 %, soit 1,81 point, à 1 005,83. Le volume des échanges s’est établi à 700 millions d’actions. 969 titres ont terminé en hausse, 382 en baisse et 129 inchangés. Le marché a bénéficié d’un rebond en fin de séance des valeurs technologiques, les investisseurs procédant à des achats à bon compte en estimant les risques réduits en raison d’un jour férié aux États-Unis. L’indice Nikkei pourrait néanmoins chuter cette semaine sous la barre symbolique des 10 000 points, ont estimé des courtiers. «À côté de la baisse des valeurs bancaires, il est vraisemblable que les valeurs technologiques continueront de subir la pression de la correction du Nasdaq. Le Nikkei devrait tomber sous les 10 000 points», a jugé Takayuki Suezaki, directeur du département de l’information des investisseurs chez Nihon Global Securities. Daiei a clôturé en baisse de 30,3 %, soit 50 yens, à 115 yens. Le gorupe a obtenu vendredi un accord de ses trois principales banques créancières, UFJ Holdings, Sumitomo Mitsui Banking et Fuji Bank, visant à lui fournir une aide financière d’un montant de 420 milliards de yens (3,2 mds USD). Le distributeur devra cependant réduire son capital d’actions de moitié et diminuer la part de ses actionnaires minoritaires. «On ne sait toujours pas si le plan de restructuration suffira au redressemnt de Daiei», a commenté M. Suezaki. «C’est un titre risqué. Ceux qui possédaient 1 000 actions n’en auront plus que 500», a estimé pour sa part Masao Miwa de Sassoon Securities Tokyo. Les valeurs bancaires ont chuté après l’annonce de l’accord, Mizuho perdant 2,7 %, soit 8 000 yens à 284 000, UFJ cédant 5 %, soit 15 000 yens à 283 000, et SMBC reculant de 21 yens à 534. «La structure financière des banques japonaises est actuellement très fragile en dépit de la précédente injection de capital par le gouvernement», selon M. Suezaki de chez Nihon Global. Le secrétaire au Trésor américain Paul O’Neill, qui doit rencontrer lundi le ministre japonais des Affaires financières et le ministre des Finances mardi, devrait insister sur la nécessité pour le Japon de régler le problème des créances douteuses.
Le dollar a évolué à la hausse dans des marges étroites en ce début de semaine sur les places asiatiques et européennes en l’absence d’indications en provenance des États-Unis dont les marchés étaient fermés pour la commémoration du leader noir assassiné Martin Luther King. Le billet vert a été revigoré par la rechute de la production industrielle de la zone euro en novembre qui a quelque peu pesé sur la monnaie unique européenne, ont relevé les analystes. Celle-ci a baissé de 0,8 % en novembre contre 1,4 % en octobre et 0,6 % en septembre, selon les derniers chiffres publiés hier par l’Office européen des statistiques (Eurostat). De plus, le dollar a trouvé appui aussi dans l’aggravation du déficit des finances publiques britanniques de 9,439 milliards de livres sterling en décembre contre 5,982 milliards...