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Retour de Jordan à Chicago Émotions, standing ovation et maladresse

«Je suis heureux que la rencontre soit terminée. Ce n’était pas un très grand match», a sobrement résumé Michael Jordan après son retour gagnant, à la tête des Washington Wizards, dans la salle des Chicago Bulls, là même où trône majestueusement son maillot frappé du n° 23 et où il avait mené les Bulls à six titres de NBA en huit ans. «Quand le public a commencé à m’applaudir, j’étais très mal. Pour moi, ce soir, je jouais un peu contre ma famille», a ajouté l’homme qui est entré dans le club très fermé des joueurs à plus de 30 000 points depuis le 4 janvier. «His Airness» a beau être le plus grand basketteur de tous les temps, quand les 23 534 spectateurs de l’United Center – salle comble – se levaient comme un seul homme pour applaudir à tout rompre celui qui leur avait apporté tant de succès et de bonheur, Jordan était au bord des larmes. Et l’ovation debout durait pendant trois longues minutes, des minutes interminables pour les officiels qui avaient alors décidé – faute de mieux – d’éteindre la lumière pour présenter l’équipe locale, provoquant une bronca de la salle. «Dieu merci qu’ils aient éteint la lumière. Car le public était capable de m’applaudir encore longtemps», a souri avec gêne Michael Jordan, conscient que l’émotion avait un peu paralysé les dix acteurs et tué la rencontre avant même le coup de sifflet initial. Chicago reste Chicago Car, aussi bien Jordan que les Wizards ainsi que les Bulls rivalisaient de maladresse. Ainsi, le deuxième meilleur marqueur en activité de tous les temps ne réussissait qu’un misérable pourcentage : 7 tirs réussis sur 21. Mais ses 12 rebonds, quatre assistances et deux interceptions suffisaient au bonheur des siens, qui l’emportaient 77 à 66. En effet, si Jordan et les Wizards jouaient mal, les Bulls étaient dans une situation encore plus catastrophique. Pris à la gorge par l’émotion des retrouvailles avec leur maître, les joueurs locaux ne réussissaient que 17 % des tirs lors de la première période, le pire pourcentage de toute l’histoire de la NBA ! En fait, les Bulls ne marquaient leurs premiers points qu’après 4 min 4 sec de jeu... «C’était un jour sans. Rien ne marchait et le match était franchement mauvais», a reconnu l’intérieur des Bulls, Charles Oakley. «Les deux équipes essayaient d’être à la hauteur de l’événement. Ce sont deux jeunes formations qui cherchaient leur chemin dans le noir et les deux entraîneurs étaient aussi à la recherche d’une solution. Et moi, j’étais en quelque sorte tombé au milieu de cette mêlée», a renchéri Jordan. «Avec ma statue devant la salle, je sais que ce retour n’était pas un match comme un autre», a-t-il dit, qui avait disputé son dernier match à l’United Center lors du cinquième match de la finale victorieuse de 1998. «Vous pouvez dire tout ce que vous voulez concernant le changement de maillots, mais Chicago reste Chicago, et il occupe une place spéciale dans mon cœur», a conclu Michael Jordan.
«Je suis heureux que la rencontre soit terminée. Ce n’était pas un très grand match», a sobrement résumé Michael Jordan après son retour gagnant, à la tête des Washington Wizards, dans la salle des Chicago Bulls, là même où trône majestueusement son maillot frappé du n° 23 et où il avait mené les Bulls à six titres de NBA en huit ans. «Quand le public a commencé à m’applaudir, j’étais très mal. Pour moi, ce soir, je jouais un peu contre ma famille», a ajouté l’homme qui est entré dans le club très fermé des joueurs à plus de 30 000 points depuis le 4 janvier. «His Airness» a beau être le plus grand basketteur de tous les temps, quand les 23 534 spectateurs de l’United Center – salle comble – se levaient comme un seul homme pour applaudir à tout rompre celui qui leur avait apporté tant de...