Champion en titre, le Cameroun a engagé un entraîneur allemand, Winfried Schaefer, pour préparer la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN 2002) et tenter de conserver son titre conquis il y a deux ans, un exploit toujours difficile. «Je crois que c’est la bonne personne au bon endroit», s’est félicité l’ex-star Roger Milla, sorte de père spirituel du football camerounais, lors de l’arrivée de Schaefer pour un an en septembre 2001, le temps de préparer la CAN 2002 et le Mondial de juin en Corée du Sud et au Japon. Schaefer reprend l’héritage du Français Pierre Lechantre, auteur d’un doublé avec les Lions indomptables en 2000, l’année de la victoire de la CAN à Lagos contre le Nigeria puis aux Jeux olympiques à Sydney. Après l’exploit, Lechantre a été remercié pour divers motifs (nouvelles prétentions salariales, échec à la Coupe des confédérations en juin 2001, accusations de trafic de joueurs lancées contre lui...). Ex-entraîneur de Stuttgart et Karlsruhe (Allemagne), Schaefer, 52 ans, ne cache pas sa volonté de vouloir canaliser l’énergie des Lions indomptables dans le moule rigide de la «discipline à l’allemande». «Je n’ai aucun doute concernant le talent individuel de mes joueurs, mais je me suis rendu compte qu’ils ne croyaient pas assez en eux-mêmes et qu’ils manquaient de discipline tactique et d’organisation, des vertus qui font la force du football allemand», a-t-il récemment déclaré à la revue African Soccer. «Avec quelques autres détails importants, voilà les éléments manquants que j’apporte». Surmonter la malédiction Dans sa tâche, le blond allemand à la crinière... de lion est aidé par son adjoint camerounais Joseph Marios Omog, formé dans les années 80 à Leipzig (Allemagne). Fort de ses certitudes, Schaefer, qui découvre l’Afrique, doit tout de même méditer l’exemple de son compatriote Peter Schnittger, qui a bridé d’autres Lions, ceux du Sénégal, avec des conceptions ultradéfensives, jusqu’à l’arrivée libératrice du Français Bruno Metsu. Le sélectionneur allemand va également devoir surmonter la malédiction qui veut que le Cameroun ne réussisse jamais la CAN avant une Coupe du monde. «J’ai fait comprendre à mes joueurs que nous devons prendre les choses les unes après les autres. Dans ces conditions, notre première priorité consiste à garder le trophée de la Coupe d’Afrique des nations», reprend l’imperturbable Schafer. Seuls l’Égypte lors des deux premières éditions (1957 et 1959), puis le Ghana (1963 et 65) ont réussi à gagner la CAN deux fois de suite au cours des 22 précédentes éditions. Pour relever le défi, le Cameroun a battu le rappel de ses valeurs sûres, comme Patrick Mboma (Parme/D1), et de ses grands espoirs, comme Samuel Eto’o (Majorque/Esp).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Champion en titre, le Cameroun a engagé un entraîneur allemand, Winfried Schaefer, pour préparer la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN 2002) et tenter de conserver son titre conquis il y a deux ans, un exploit toujours difficile. «Je crois que c’est la bonne personne au bon endroit», s’est félicité l’ex-star Roger Milla, sorte de père spirituel du football camerounais, lors de l’arrivée de Schaefer pour un an en septembre 2001, le temps de préparer la CAN 2002 et le Mondial de juin en Corée du Sud et au Japon. Schaefer reprend l’héritage du Français Pierre Lechantre, auteur d’un doublé avec les Lions indomptables en 2000, l’année de la victoire de la CAN à Lagos contre le Nigeria puis aux Jeux olympiques à Sydney. Après l’exploit, Lechantre a été remercié pour divers motifs (nouvelles...