Rechercher
Rechercher

Actualités

Les casernes de Kaboul se vident progressivement

Les casernes des combattants afghans de l’Alliance du Nord à Kaboul se sont vidées progressivement vendredi et les jours précédents et de nombreux soldats ont quitté la capitale après avoir remis leurs armes aux autorités. Quelque 5 000 à 6 000 soldats afghans des forces de l’Alliance du Nord sont partis de Kaboul ces trois derniers jours, a annoncé vendredi le général Din Mohammed Djurhat, responsable de la sécurité auprès du ministère afghan de l’Intérieur. Plusieurs casernes, dans et autour de Kaboul, étaient quasi désertes, les combattants ayant déjà quitté la ville pour regagner leur région d’origine. Dans d’autres casernes, un grand nombre de combattants ont été regroupés par leur commandant afin d’être désarmés avant de regagner leur village. 5 000 à 6 000 autres soldats, selon le haut responsable afghan, resteront dans la capitale et seront répartis entre forces de police et militaires. «Les autres partiront la semaine prochaine», a-t-il dit, précisant que le gouvernement intérimaire afghan dirigé par M. Hamid Karzai prépare des «licences pour les ports d’armes». «Après cela, a conclu le général avec optimisme, l’ensemble des éléments armés irresponsables aura quitté la ville». Le délai de trois jours fixé par les autorités afghanes aux militaires de l’Alliance du Nord pour quitter Kaboul a expiré vendredi. Toutefois, M. Djurhat n’a pas exclu qu’une prolongation d’une semaine soit accordée. Un commandant adjoint d’une caserne du sud-est de Kaboul, Jan Mohammad, 38 ans, a précisé que ses troupes apportaient leurs armes dans des casernes à l’extérieur de Kaboul. Des soldats de l’Alliance, interrogés, ont confirmé le départ de nombreux de leurs camarades ainsi que les ordres formels de leur hiérarchie de ne pas circuler en armes en dehors des casernes. Dans cette même optique, une commission de sécurité conjointe du ministère et de la Défense et de l’Intérieur est passée dans toutes les résidences privées de chefs de guerre de l’Alliance afin de déterminer le nombre d’hommes dont chacun dispose, ainsi que leur type d’armement. Vendredi matin, un porte-parole militaire de l’armée britannique, qui dirige la Force internationale d’assistance à la sécurité de l’Afghanistan (Isaf), s’est réjoui de l’évacuation des troupes de l’Alliance du Nord qui avaient provoqué une guerre civile sanglante entre 1992 et 1996. «Nous sommes enchantés par l’application par l’administration intérimaire de l’accord sur le désarmement, conclu à Bonn entre les parties afghanes», a déclaré le commandant Guy Richardson, porte-parole de l’Isaf. Selon cet accord signé le mois dernier à Bonn, les diverses factions de l’Alliance qui forment aujourd’hui le gouvernement intérimaire se sont engagées à retirer les forces armées de la capitale. «L’administration intérimaire a déclaré que ceux qui ne résident pas dans la capitale doivent retourner d’où ils viennent», a-t-il dit. Les civils sont quasi unanimes à être satisfaits du départ des troupes de l’Alliance du Nord des rues de Kaboul et nombreux sont ceux qui, bien que très sourcilleux de leurs prérogatives nationales, accueillent chaleureusement les soldats de l’Isaf. Quelque 70 soldats allemands de l’Isaf, les premiers, sont arrivés vendredi à l’aéroport de Bagram, à 50 km au nord de Kaboul, afin de préparer la venue de leur contingent qui comptera entre 800 et 1 000 hommes. Enfin, 89 nouveaux militaires français, stationnés à l’aéroport civil de Kaboul, sont également arrivés en Afghanistan, portant le nombre actuel des soldats français à 330. Le contingent français de l’Isaf comprendra au total plus de 500 hommes.
Les casernes des combattants afghans de l’Alliance du Nord à Kaboul se sont vidées progressivement vendredi et les jours précédents et de nombreux soldats ont quitté la capitale après avoir remis leurs armes aux autorités. Quelque 5 000 à 6 000 soldats afghans des forces de l’Alliance du Nord sont partis de Kaboul ces trois derniers jours, a annoncé vendredi le général Din Mohammed Djurhat, responsable de la sécurité auprès du ministère afghan de l’Intérieur. Plusieurs casernes, dans et autour de Kaboul, étaient quasi désertes, les combattants ayant déjà quitté la ville pour regagner leur région d’origine. Dans d’autres casernes, un grand nombre de combattants ont été regroupés par leur commandant afin d’être désarmés avant de regagner leur village. 5 000 à 6 000 autres soldats, selon le haut...