Yves Saint Laurent Couture, dernier refuge du plus célèbre des couturiers français, a généré ces dernières années deux fois plus de pertes que de ventes. Cette entité rattachée à Artémis, la holding personnelle de l’homme d’affaires français François Pinault, et non à son groupe Pinault Printemps Redoute (PPR), a ainsi affiché environ 5 à 6 millions d’euros de ventes par an pour le double de pertes. «La haute couture reste une activité de prestige. Mais, depuis le choc pétrolier de 1973, sa base clientèle s’est beaucoup rétrécie. La clientèle du Moyen-Orient s’est envolée et la clientèle occidentale s’est appauvrie», souligne Elodie Chrzanowska, analyste de la banque CIC-EIFB. Le début de la chute date même de la fin des années 1960, selon d’autres analystes. Le recul de la haute couture a commencé en même temps que montait en puissance le prêt-à-porter haut de gamme (Armani, Versace), dans lequel Milan (Italie) compte parmi les toutes premières places mondiales. La base clientèle actuelle de la haute couture compte seulement quelques centaines de richissimes clientes mais le rayonnement de créateurs comme Yves Saint Laurent ou Christian Lacroix (LVMH) sert la notoriété des groupes du luxe. Même si l’impact financier de ce rayonnement est difficile à évaluer, pour les groupes concernés, il ne s’agit pas seulement de mécénat, soulignent des analystes. Denis Guélen, analyste de la société de Bourse Wargny, estime toutefois que l’effet financier du départ d’Yves Saint Laurent devrait être «neutre» pour Artémis car, à travers la griffe italienne Gucci, PPR reste propriétaire de la marque YSL. Cet analyste ne croit pas non plus à un impact du départ du couturier sur l’activité de prêt-à-porter Yves Saint Laurent, passée directement en 1999 dans le périmètre de Gucci, filiale de PPR, sous la houlette du styliste américain Tom Ford. Après la «bulle médiatique» entourant le départ du créateur, tout devrait rentrer dans l’ordre, juge M. Guélen.
Yves Saint Laurent Couture, dernier refuge du plus célèbre des couturiers français, a généré ces dernières années deux fois plus de pertes que de ventes. Cette entité rattachée à Artémis, la holding personnelle de l’homme d’affaires français François Pinault, et non à son groupe Pinault Printemps Redoute (PPR), a ainsi affiché environ 5 à 6 millions d’euros de ventes par an pour le double de pertes. «La haute couture reste une activité de prestige. Mais, depuis le choc pétrolier de 1973, sa base clientèle s’est beaucoup rétrécie. La clientèle du Moyen-Orient s’est envolée et la clientèle occidentale s’est appauvrie», souligne Elodie Chrzanowska, analyste de la banque CIC-EIFB. Le début de la chute date même de la fin des années 1960, selon d’autres analystes. Le recul de la haute couture a...
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