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Actualités - Chronologie

Traitement de star pour Tony Blair à New Delhi

Colliers de jasmins et de roses, foules de curieux et éloges à le faire rougir : le Premier ministre britannique Tony Blair a droit à un traitement de star pendant sa visite en Inde qui s’achève aujourd’hui lundi. Son épouse Cherie Booth, une avocate réputée qui l’accompagne dans ce voyage, a présenté les choses le plus simplement possible, en se présentant samedi à un groupe d’orphelins dans un centre d’accueil de Bangalore (sud de l’Inde). «Je suis mariée à Tony, qui est Premier ministre d’Angleterre», a-t-elle déclaré, le point rouge traditionnel indien apposé sur son front. Mais point besoin, apparemment, de présenter «Tony» à Bangalore. Dans cette ville berceau des hautes technologies indiennes, où jamais aucun Premier ministre britannique n’était encore venu, des foules de centaines de curieux se sont massés vendredi et samedi pour apercevoir le cortège officiel qui filait sur les routes. La même curiosité avait déjà aimanté des centaines de personnes à Dacca, première étape de la tournée de M. Blair en Asie du Sud, qu’avant lui seulement deux chefs de gouvernement britannique avaient visité depuis 1978. En Inde, les marques traditionnelles d’hospitalité ont paru encore plus ostentatoires qu’à l’accoutumée pour M. Blair. Le jeune chef de gouvernement (48 ans) n’a pu rater depuis sa voiture officielle les nombreuses pancartes lui souhaitant «longue vie», et il n’a pas davantage échappé aux traditionnels colliers de jasmins et de roses. Ces honneurs l’ont accompagné jusqu’au bord de la piscine de l’hôtel où il est descendu : deux transats y étaient en évidence, avec inscrits en lettre de cuivre sur le dossier de bois «Right Honorable Tony Blair» et «Cherie Blair». De quoi faire oublier peut-être un instant à M. Blair sa périlleuse mission d’apaisement entre l’Inde et le Pakistan, un des buts de la tournée qui doit encore l’emmener à Hyderabad (Inde), New Delhi, puis à Islamabad lundi. Et puis il y a eu ce déluge d’éloges lors d’une conférence du patronat indien que Tony Blair est venu inaugurer samedi, toujours à Bangalore. «Un jeune dirigeant charismatique, un penseur politique pour le XXe siècle», a lancé un homme politique local. «Un vrai leader mondial», a renchéri l’orateur suivant. «Nous ne vous voyons pas comme le dirigeant incontesté de 60 millions d’habitants, mais comme un des plus jeunes et des plus importants dirigeants des 6 milliards d’habitants de cette planète», a conclu, en toute simplicité, le ministre indien des Affaires parlementaires, Pramod Mahajan. Les critiques de M. Blair y verront sans doute le risque que le Premier ministre britannique, qui a multiplié les initiatives diplomatiques depuis les attentats du 11 septembre, cède encore plus à son péché mignon consistant, selon eux, à exagérer son influence réelle et celle de son pays. Mais Tony Blair a paru plutôt garder les pieds sur terre, lors d’une rencontre samedi avec de jeunes étudiants indiens en informatique. Il a déconseillé à l’un d’eux de devenir Premier ministre, lui disant «qu’il ferait mieux d’être programmateur informatique». Et au moment de la traditionnelle photo de groupe, il a à nouveau plaisanté avec les étudiants sur son statut d’homme politique : «Vous, vous faites tout le travail, et nous, nous posons pour les photos».
Colliers de jasmins et de roses, foules de curieux et éloges à le faire rougir : le Premier ministre britannique Tony Blair a droit à un traitement de star pendant sa visite en Inde qui s’achève aujourd’hui lundi. Son épouse Cherie Booth, une avocate réputée qui l’accompagne dans ce voyage, a présenté les choses le plus simplement possible, en se présentant samedi à un groupe d’orphelins dans un centre d’accueil de Bangalore (sud de l’Inde). «Je suis mariée à Tony, qui est Premier ministre d’Angleterre», a-t-elle déclaré, le point rouge traditionnel indien apposé sur son front. Mais point besoin, apparemment, de présenter «Tony» à Bangalore. Dans cette ville berceau des hautes technologies indiennes, où jamais aucun Premier ministre britannique n’était encore venu, des foules de centaines de...