La première semaine de l’an 2002, d’ailleurs écourtée de deux journées lundi et mardi pour la Saint-Sylvestre, a été marquée sur le marché des changes de Beyrouth par un calme plat et un manque d’intérêt pour les placements en devises étrangères et en livre en dehors des besoins courants des agents financiers. De fait, les opérateurs n’ont guère été influencés par l’optimisme affiché par le chef du gouvernement qui a voulu être très rassurant au sujet des perspectives de l’économie libanaise qui verra cette année, selon lui, «la concrétisation des mesures décidées en 2001 pour la doper». Les détenteurs de fonds se sont montrés aussi très indifférents aux assurances des autorités financières et monétaires que le Liban ne suivra guère les conseils des hautes sphères de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) qui lui ont recommandé d’adopter des politiques analogues à celles qui ont abouti à de graves troubles en Turquie et en Argentine. À cet effet, le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque du Liban (BDL) ont réitéré leur rejet de toute dévaluation de la monnaie nationale qui reste, selon eux, «absolument hors de question parce qu’elle nuit aux intérêts économiques du pays». Pourtant, la demande de livres pour les souscriptions en bons du Tésor libanais est restée très réduite, comme en témoigne l’offre du dollar à cette fin qui est demeuré elle aussi très faible. Dans ce contexte, les fluctuations de cours du billet vert continuaient en ce début d’année à être confinées au sein de la fourchette d’intervention de la BDL, maintenue toujours entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. En effet, il devait être régulièrement fixé, de mercredi à vendredi, au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis deux ans et quatre mois environ d’un côté, tout en se négociant effectivement d’un autre côté dans les transactions interbancaires tout près du haut de cette fourchette, soit entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, comme pendant la dernière semaine de l’an 2001. Mais en raison de la réticence du marché à l’offre comme à la demande du dollar, le volume des échanges ne devait guère prendre beaucoup de dimension ont indiqué les cambistes. Il n’aurait dépassé sur toute la semaine, selon ces mêmes milieux, quelque vingt millions de dollars, presque entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place, dans un marché sans entrain et équilibré de lui-même. E.K.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La première semaine de l’an 2002, d’ailleurs écourtée de deux journées lundi et mardi pour la Saint-Sylvestre, a été marquée sur le marché des changes de Beyrouth par un calme plat et un manque d’intérêt pour les placements en devises étrangères et en livre en dehors des besoins courants des agents financiers. De fait, les opérateurs n’ont guère été influencés par l’optimisme affiché par le chef du gouvernement qui a voulu être très rassurant au sujet des perspectives de l’économie libanaise qui verra cette année, selon lui, «la concrétisation des mesures décidées en 2001 pour la doper». Les détenteurs de fonds se sont montrés aussi très indifférents aux assurances des autorités financières et monétaires que le Liban ne suivra guère les conseils des hautes sphères de la Banque mondiale et...