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Actualités - Analyse

Une année noire pour la plupart des Bourses arabes

La plupart des Bourses arabes ont fortement dégringolé en 2001 en raison des attentats du 11 septembre et des tensions dans la région, mais celles des riches monarchies du Golfe ont été épargnées grâce à la fermeté des cours du brut. Pour la deuxième année consécutive, la plus mauvaise performance a été enregistrée par la Bourse égyptienne, qui s’est dépréciée de 42,2 % alors que le petit marché qatariote s’est envolé de 41,6 %, a indiqué Bakheet Financial Advisors, un institut spécialisé de Ryad, dans un rapport. En Égypte, l’indice Hermes a accumulé les pertes en raison d’une crise de liquidité chronique et la dépréciation de la monnaie locale par rapport au dollar. Une réaction exagérée des investisseurs craignant les retombées des attentats du 11 septembre et une stagnation du programme de privatisation ont aggravé la crise. Le marché séoudien, le plus capitalisé du monde arabe, a terminé l’année en hausse de 7,6 %. L’indice NCFEI a favorablement réagi aux réformes économiques engagées par le gouvernement et l’ouverture du secteur gazier aux investissements étrangers. La Bourse a également été dopée par la fermeté des cours du brut, dont le royaume est le premier producteur et exportateur au monde. Bakheet relève que les prix de l’or noir, bien qu’ils aient chuté après les attentats aux États-Unis, se sont en moyenne établis pour l’ensemble de l’année à 26 dollars le baril pour le brut américain West Texas intermediate, le deuxième meilleur niveau en 15 ans. Le bond du marché qatariote est dû, selon Bakheet, aux réformes politiques et économiques entreprises par le gouvernement et la signature d’un gigantesque projet gazier régional, Dolphin, pour fournir du gaz naturel qatariote aux Émirats arabes unis. Au Koweït, le lancement de nouveaux fonds d’investissement et une abondance de liquidités ont dopé l’indice KSE qui a clôturé l’année en hausse de 26,6 %. Le marché émirati a progressé de 24,2 %, anticipant un rapatriement vers l’économie relativement libérale des Émirats des investissements arabes en Occident après les attentats aux États-Unis. L’indice BSE de la Bourse de Bahreïn, seul pays du Golfe à ne pas exporter de pétrole, a reculé de 2,6 % en 2001 en raison d’un faible niveau d’échanges. À Mascate, l’indice MSM du marché omanais, après avoir perdu 19,6 % en 2000, a de nouveau chuté, cédant 24,4 % en l’absence d’indicateurs économiques positifs, le gouvernement ayant choisi de ne pas intervenir pour soutenir la Bourse. Au Proche-Orient, le marché libanais, handicapé par une dette publique élevée et une mauvaise performance de Solidere, société privée chargée de la construction du centre-ville de Beyrouth, a terminé l’année en baisse de 26,7 %. Malgré un début de redressement en fin d’année, la jeune Bourse palestinienne a subi de plein fouet les répercussions de l’intifada et la fuite des investisseurs. L’indice al-Quds a plongé de 5,9 %. Bakheet relève que lors de la même période la Bourse israélienne a chuté de 16,8 %. Une ruée des investisseurs vers les actions locales après les attentats aux États-Unis et la bonne santé du titre phare de l’Arab Bank ont tiré la Bourse jordanienne à la hausse, l’indice ASE affichant une progression de 30,3 % sur l’ensemble de l’année. Au Maghreb, la Bourse marocaine a perdu 14,8 % en raison du ralentissement économique en Europe et des retards dans la mise en œuvre des réformes économiques promises. Après deux années consécutives de hausse, le marché tunisien a essuyé des pertes en 2001, cédant 18,1 %, dans le sillage des marchés européens. Bakheet estime que les marchés arabes pourraient grimper de 30 % en 2002 si les gouvernements font davantage pour attirer les fonds arabes «expatriés», estimés à 1000 milliards de dollars, et mettent en œuvre les réformes nécessaires pour stimuler le secteur privé et combattre la corruption.
La plupart des Bourses arabes ont fortement dégringolé en 2001 en raison des attentats du 11 septembre et des tensions dans la région, mais celles des riches monarchies du Golfe ont été épargnées grâce à la fermeté des cours du brut. Pour la deuxième année consécutive, la plus mauvaise performance a été enregistrée par la Bourse égyptienne, qui s’est dépréciée de 42,2 % alors que le petit marché qatariote s’est envolé de 41,6 %, a indiqué Bakheet Financial Advisors, un institut spécialisé de Ryad, dans un rapport. En Égypte, l’indice Hermes a accumulé les pertes en raison d’une crise de liquidité chronique et la dépréciation de la monnaie locale par rapport au dollar. Une réaction exagérée des investisseurs craignant les retombées des attentats du 11 septembre et une stagnation du programme de...