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Actualités - Chronologies

La danse comme thérapie

La danse n’est pas simplement un art et un divertissement, elle peut devenir aussi un moyen thérapeutique étant un exutoire privilégié des tensions. Selon la psychanalyste France Schott-Billmann, on danse pour exorciser ses peurs : on tape des pieds et des mains en se défoulant. Il s’agit, selon elle, «d’un espace protection» où on est soutenu par la musique et le groupe des autres danseurs. Du coup, on est enclins à extérioriser nos sentiments, laissant libre le corps de répondre à l’appel de la mélodie musicale. En s’allégeant de soi, on se sent vivre plus fort. Selon cette théorie, en déverrouillant le corps la danse régule l’énergie, décuple le dynamisme chez les déprimés et apaise le stress des angoissés. D’après cette spécialiste, les sons exercent un «pétrissage» tel un massage, de l’intérieur, car les vibrations ne sont pas perçues uniquement par les oreilles. Il s’agit d’une expérience jubilatoire intense que l’être humain expérimente très jeune : dès l’âge d’un an, l’enfant, spontanément, tape, bouge les mains ou son corps en cadence avec les sons, aussi naturellement qu’il joue. «La danse, commente cette psychanalyste, nous ramène à nos origines. Les pulsations de la musique sont proches du pouls que l’on perçoit dans tout le corps. Elles rappellent la “percussion” du cœur maternel des temps où on était dans le ventre maternel». «Dans toutes les cultures, relève cette spécialiste, les mères bercent et chantent, en portant leur nourrisson, instaurant des jeux ou des mouvements rythmés». C’est ainsi que le bébé apprend à distinguer son corps de celui de sa mère, sans se sentir abandonné. En revivant cette mémoire archaïque de notre première relation à l’autre, la danse permet de se réconcilier avec les pulsions instinctives et d’exprimer, en se libérant, des pulsions réprimées en temps normal... «Il ne s’agit pas d’un simple défoulement mais d’une sublimation, puisqu’en même temps on canalise les pulsions», conclut France Schott-Billmann.
La danse n’est pas simplement un art et un divertissement, elle peut devenir aussi un moyen thérapeutique étant un exutoire privilégié des tensions. Selon la psychanalyste France Schott-Billmann, on danse pour exorciser ses peurs : on tape des pieds et des mains en se défoulant. Il s’agit, selon elle, «d’un espace protection» où on est soutenu par la musique et le groupe des autres danseurs. Du coup, on est enclins à extérioriser nos sentiments, laissant libre le corps de répondre à l’appel de la mélodie musicale. En s’allégeant de soi, on se sent vivre plus fort. Selon cette théorie, en déverrouillant le corps la danse régule l’énergie, décuple le dynamisme chez les déprimés et apaise le stress des angoissés. D’après cette spécialiste, les sons exercent un «pétrissage» tel un massage, de...