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Un capital précieux : le sang du cordon ombilical

Le sang naît dans la moelle osseuse, puisque les cellules sanguines sont élaborées à l’intérieur des os. C’est là où sont localisées les cellules souches qui produisent les globules rouges, les plaquettes et les globules blancs. Pendant longtemps, la moelle a été considérée comme l’unique productrice de cellules souches. Or, il s’est avéré qu’il était possible d’en obtenir dans le sang d’un individu adulte à condition de lui administrer un facteur de croissance stimulant leur production. Ce qui permettait de soigner les enfants leucémiques fragilisés par la chimiothérapie en reconstituant leur sang. Or le sang du cordon ombilical est très riche en ce type de cellules. Ainsi, recueilli dans le cordon ombilical lors de l’accouchement, il offre une solution inespérée. La première greffe de sang ombilical a été réalisée en 1988, à Paris, chez un enfant atteint de leucémie, démontrant la validité de la méthode. Cinquante à cent vingt milligrammes de sang ombilical peuvent être recueillis dans chaque cordon. Très riche en cellules souches, ce sang présente de nombreux avantages par rapport aux cellules de la moelle osseuse, sans compter que la prolifération de ces cellules est bien supérieure à celle de la moelle osseuse. Elles sont aussi mieux tolérées par le receveur, réduisant le risque de rejet. La technique est également plus simple. Les cordons sont examinés en laboratoire, triés et conservés au froid. Il n’est donc plus nécessaire d’hospitaliser et d’anesthésier un donneur pour obtenir les précieuses cellules. Une autre notion vient encore s’ajouter à ces avantages : le sang du cordon renferme des cellules immunocompétentes qui assistent l’organisme à se protéger contre les infections et à produire certaines substances vitales. Il permet donc de traiter, à part la leucémie, certaines déficiences immunitaires graves telles que les anomalies de globules rouges, dont les drépanocytoses, dues à une déficience enzymatique. Il s’agit donc d’une méthode porteuse de grands espoirs. Déjà aux États-Unis on propose aux parents de conserver le cordon ombilical après l’accouchement au cas où l’enfant aurait un jour besoin de ses cellules. Déjà, les scientifiques cherchent les moyens de multiplier ces cellules souches en laboratoire afin d’obtenir la quantité nécessaire au traitement. Car à supposer que 70 000 cordons sont disponibles dans le monde, ils ne contiennent qu’une très petite quantité de sang nettement insuffisante à l’immense demande...
Le sang naît dans la moelle osseuse, puisque les cellules sanguines sont élaborées à l’intérieur des os. C’est là où sont localisées les cellules souches qui produisent les globules rouges, les plaquettes et les globules blancs. Pendant longtemps, la moelle a été considérée comme l’unique productrice de cellules souches. Or, il s’est avéré qu’il était possible d’en obtenir dans le sang d’un individu adulte à condition de lui administrer un facteur de croissance stimulant leur production. Ce qui permettait de soigner les enfants leucémiques fragilisés par la chimiothérapie en reconstituant leur sang. Or le sang du cordon ombilical est très riche en ce type de cellules. Ainsi, recueilli dans le cordon ombilical lors de l’accouchement, il offre une solution inespérée. La première greffe de sang...