Les jambes sont parfois le siège de picotements, tiraillements et d’autres sensations quasi indéfinissables. Il s’agit de ce que le langage non scientifique définit comme «des impatiences» et la médecine comme «le syndrome des jambes sans repos». Ce syndrome, commun aux deux sexes, est plus fréquent chez les femmes que chez les hommes. Pour les médecins, il ne s’agit ni d’un trouble psychosomatique ni d’une anomalie circulatoire. Même si tous les mécanismes du trouble ne sont pas encore élucidés, on admet qu’il existe un dysfonctionnement au niveau des nerfs impliqués dans la mobilité (mouvements) et la sensibilité des membres inférieurs. Les informations à l’intérieur des nerfs circulent grâce à des molécules chimiques, les «médiateurs», selon leur appellation scientifique. Un de ces médiateurs, la dopamine, semble être lié à cette anomalie, puisque le trouble est soulagé lorsqu’on prescrit des médicaments dont l’effet est similaire à celui de la dopamine. Malheureusement, ces médicaments sont loin d’être anodins, compte tenu du fait qu’ils agissent sur le cerveau. On est arrivé ainsi à constater que le fer, indispensable à la fabrication de la dopamine, est également fortement consommé par le système nerveux. D’où la déduction que les fourmillements des jambes pourraient être dus à un manque de fer, si toute autre cause semble absente. Preuve à l’appui : lorsque, après constatation d’un taux bas en fer, révélé par l’analyse de sang, on le prescrit, les résultats s’avèrent excellents : les fourmillements diminuent sensiblement. Si on considère actuellement que la carence en fer se manifeste par un taux sanguin faible, donc incapable de satisfaire les besoins des globules rouges, il y a d’autres organes aussi dont le fonctionnement implique et exige du fer, les nerfs en premier ! Or si certains individus sont pourvus en fer pour ne pas accuser d’anémie (manque de fer) mais non pas assez pour satisfaire tous les besoins de l’organisme et en particulier ceux des nerfs, la carence explique les fourmillements. Une autre supposition serait que ces derniers seraient liés à un trouble génétique (on le retrouve d’ailleurs chez l’un des parents), une «maladie» concernant le nerf lui-même. Mais il reste le fait que la gravité des symptômes est toujours liée étroitement à la quantité de fer sanguin en réserve... Comme le traitement est simple, avec des résultats souvent durables, le problème ne présente pas une acuité immédiate. Il mérite toutefois d’être discuté avec le médecin traitant...
Les jambes sont parfois le siège de picotements, tiraillements et d’autres sensations quasi indéfinissables. Il s’agit de ce que le langage non scientifique définit comme «des impatiences» et la médecine comme «le syndrome des jambes sans repos». Ce syndrome, commun aux deux sexes, est plus fréquent chez les femmes que chez les hommes. Pour les médecins, il ne s’agit ni d’un trouble psychosomatique ni d’une anomalie circulatoire. Même si tous les mécanismes du trouble ne sont pas encore élucidés, on admet qu’il existe un dysfonctionnement au niveau des nerfs impliqués dans la mobilité (mouvements) et la sensibilité des membres inférieurs. Les informations à l’intérieur des nerfs circulent grâce à des molécules chimiques, les «médiateurs», selon leur appellation scientifique. Un de ces médiateurs,...
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