Depuis 1998, l’esturgeon figure sur la liste dressée par le Cides (Comité international des Nations unies pour la protection des espèces menacées) concernant les animaux en danger. De ce fait, ce comité a mis au point un plan de pêche à l’esturgeon qui permet à cette espèce de se reproduire. «Le nombre important d’alevins déposés annuellement dans la Caspienne permet également de conserver les ressources de cette mer», explique M. Armen Petrossian, président de Petrossian Paris. «Cela est naturellement financé par le commerce légal de l’esturgeon, puisque tout ce qui est exporté et produit dans le cadre de cette marchandise permet de payer les frais de cette sauvegarde de l’esturgeon», poursuit-il. «Mais il y a aussi le revers de la médaille, c’est-à-dire la contrebande, qui ne fait que nuire à la ressource de la Caspienne». Expliquant la façon dont sont extraits les œufs de caviar, M. Petrossian souligne qu’il existe en fait deux méthodes. Celle classique qui consiste à fendre la poche ventrale de l’esturgeon afin de retirer les œufs. «Le poisson est par la suite mis en vente », indique-t-il. Une deuxième méthode, appliquée dans le but de préserver les femelles, consiste à prélever une partie de la poche et des œufs de l’esturgeon, ce qui permet à la poche de se reformer d’une manière naturelle. «Dans ce cas, le poisson est recousu et laissé dans un milieu de semi-liberté », indique M. Petrossian qui poursuit : «Ainsi, au bout de deux ou trois ans, l’esturgeon femelle aura de nouveau la possibilité de porter des œufs. Mais cette méthode ne peut être suivie que si le prix de la marchandise est élevé. Dans le cas contraire, l’opération ne peut être rentable».
Depuis 1998, l’esturgeon figure sur la liste dressée par le Cides (Comité international des Nations unies pour la protection des espèces menacées) concernant les animaux en danger. De ce fait, ce comité a mis au point un plan de pêche à l’esturgeon qui permet à cette espèce de se reproduire. «Le nombre important d’alevins déposés annuellement dans la Caspienne permet également de conserver les ressources de cette mer», explique M. Armen Petrossian, président de Petrossian Paris. «Cela est naturellement financé par le commerce légal de l’esturgeon, puisque tout ce qui est exporté et produit dans le cadre de cette marchandise permet de payer les frais de cette sauvegarde de l’esturgeon», poursuit-il. «Mais il y a aussi le revers de la médaille, c’est-à-dire la contrebande, qui ne fait que nuire à la...
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