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Actualités - Chronologies

Incertitude sur le sort - des prisonniers

Alors que les annonces d’arrestations de combattants talibans et de l’organisation islamiste el-Qaëda se multiplient en Afghanistan où un gouvernement intérimaire doit être installé samedi, l’incertitude plane sur le sort des milliers de prisonniers capturés depuis le début des frappes américaines en octobre. Un porte-parole de la coalition antiterroriste a déclaré vendredi à Islamabad que 7 000 talibans et combattants d’el-Qaëda étaient détenus en Afghanistan par les forces de la coalition et les milices afghanes. Les autorités américaines ont multiplié les annonces d’arrestations cette semaine. Elles ont notamment affirmé mercredi que plusieurs centaines de combattants d’el-Qaëda, le réseau d’Oussama Ben Laden, fuyant l’Afghanistan avaient été capturés par les forces pakistanaises. Le porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Kim Gordon-Bates, a estimé à environ 4 000 le nombre de prisonniers détenus en Afghanistan, sans préciser le nombre d’Afghans et d’étrangers parmi eux. Le CICR, qui effectue auprès d’eux des «visites répétées», les considère comme des prisonniers de guerre et en a déjà enregistré un millier, selon M. Gordon-Bates. Les conventions de Genève de 1949 sur le droit de la guerre et les statuts des prisonniers leur reconnaissent notamment les droits aux visites, aux soins et à la correspondance. Mais des associations humanitaires ou de défense des droits de l’homme comme Médecins sans frontières (MSF), Amnesty International ou Human Rights Watch (HRW) s’inquiètent des conditions de détention et de l’avenir de ces prisonniers. La répression sanglante de quelque 450 mutins talibans par l’Alliance du Nord appuyée par des militaires américains dans le fort de Qalae-Jangi (nord), fin novembre, puis la découverte, en décembre, de «dizaines» de prisonniers morts, selon des témoignages recueillis par le New York Times, asphyxiés dans des conteneurs lors d’un transfert dans une prison du Nord, accentuent ces craintes. Les déclarations du nouveau dirigeant afghan, Hamid Karzaï, estimant, mercredi à Rome, que «nous devons en terminer avec eux, définitivement», n’ont pas rassuré ces organisations concernant les chefs talibans. «Il existe un non-respect patent (...) des conventions de Genève», a déclaré une responsable de MSF, Anne Fouchard, soulignant les doutes sur l’application du droit international en Afghanistan. Pour la directrice de la section Asie de HRW, Sydney Jones, les combattants de base, dont la seule accusation est d’avoir «pris les armes», devraient être jugés par «des tribunaux impartiaux en Afghanistan».
Alors que les annonces d’arrestations de combattants talibans et de l’organisation islamiste el-Qaëda se multiplient en Afghanistan où un gouvernement intérimaire doit être installé samedi, l’incertitude plane sur le sort des milliers de prisonniers capturés depuis le début des frappes américaines en octobre. Un porte-parole de la coalition antiterroriste a déclaré vendredi à Islamabad que 7 000 talibans et combattants d’el-Qaëda étaient détenus en Afghanistan par les forces de la coalition et les milices afghanes. Les autorités américaines ont multiplié les annonces d’arrestations cette semaine. Elles ont notamment affirmé mercredi que plusieurs centaines de combattants d’el-Qaëda, le réseau d’Oussama Ben Laden, fuyant l’Afghanistan avaient été capturés par les forces pakistanaises. Le porte-parole...