Emploi - Le premier code du travail postsoviétique définitivement adopté
le 22 décembre 2001 à 00h00
Les députés russes ont définitivement approuvé hier vendredi le premier code du travail postsoviétique, une des principales réformes du président Vladimir Poutine, qui régit les relations du travail dans le secteur privé. Le texte a été adopté par 289 voix pour et 131 contre en troisième lecture. Les communistes, farouchement opposés à l’adoption de ce texte, ne sont pas parvenus vendredi matin à repousser cette dernière lecture. «Il s’agit d’un pas important pour améliorer le fonctionnement du marché du travail, un élément clef d’une économie de marché», a souligné la banque autrichienne Raiffeisenbank dans une note d’analyse. La loi prévoit que le salaire minimum doit être supérieur au niveau du minimum vital et impose des sanctions financières aux employeurs en cas d’arriérés de salaires, une pratique toujours très fréquente. Malgré ces dispositions, la gauche a critiqué le projet, estimant qu’il réduisait sensiblement le pouvoir des syndicats, en autorisant notamment les licenciements sans leur accord. «Le nouveau code empire les conditions des employés et viole une dizaine de dispositions de la Constitution», a affirmé le communiste Vladimir Pachouto, membre de la commission pour le travail et la protection sociale. Le code du travail facilite également les licenciements, non seulement en cas d’absentéisme ou d’alcoolisme, mais aussi en cas de divulgation de secret commercial ou de dommage matériel causé à l’entreprise. D’après le nouveau texte, les employeurs doivent «tenir compte» de l’avis des syndicats, mais ils ne sont pas obligés de le suivre. Le code limite en outre la semaine de travail à 40 heures et introduit un nouveau jour férié, le 23 février, pour la fête du «Défenseur de la Patrie». «Il était impossible de continuer à vivre sur le code soviétique» de 1971, a souligné le ministre russe de Travail Alexandre Potchinok. Le député radical de gauche Oleg Cheïne estime cependant que «le code sape les bases de la stabilité sociale en supprimant la procédure du règlement des conflits de travail».
Les députés russes ont définitivement approuvé hier vendredi le premier code du travail postsoviétique, une des principales réformes du président Vladimir Poutine, qui régit les relations du travail dans le secteur privé. Le texte a été adopté par 289 voix pour et 131 contre en troisième lecture. Les communistes, farouchement opposés à l’adoption de ce texte, ne sont pas parvenus vendredi matin à repousser cette dernière lecture. «Il s’agit d’un pas important pour améliorer le fonctionnement du marché du travail, un élément clef d’une économie de marché», a souligné la banque autrichienne Raiffeisenbank dans une note d’analyse. La loi prévoit que le salaire minimum doit être supérieur au niveau du minimum vital et impose des sanctions financières aux employeurs en cas d’arriérés de salaires,...
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