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Actualités - Biographies

Ambassadeur de la chanson française à l’étranger

Comme Trenet, Montand, Aznavour ou Piaf, Bécaud appartient au cercle fermé des chanteurs français à avoir bénéficié d’un écho à l’étranger, à une époque où le terme de «French Touch» n’existait pas encore. Comme Claude François avec Comme d’habitude/My Way (écrite avec Jacques Revaux et Gilles Thibaut), Bécaud a été en particulier le père d’une de ces rares chansons françaises à être devenus un standard international : Je t’appartiens (Let It Be Me). À l’instar de Yesterday (The Beatles), Strangers in the Night (Sinatra) ou de La mer (Trenet), la ballade écrite avec le parolier Pierre Delanoë est devenue un classique des répertoires pour pianiste de bar ou musique d’ascenseur. La composition a été reprise par des dizaines de chanteurs : Frank Sinatra, Elvis Presley, Barbra Streisand, Bob Dylan, Sonny Cher, Sammy Davis Jr... Du coup, plusieurs superstars anglo-saxonnes approchèrent au début des années 70 «Monsieur 100 000 volts» pour collaborer avec lui : Stevie Wonder, Neil Diamond, Bob Dylan entre autres. Une autre de ses compositions, Et maintenant (What Now my Love) aura également une belle destinée puisqu’elle figurera là encore au tour de chant de Streisand, Sarah Vaughan, Shirley Bassey, parmi quelque 150 interprètes recensés. Marlene Dietrich, Dean Martin, Judy Garland, les Everly Brothers ont également puisé chez Bécaud. C’est encore l’étranger qui lui permettra de se consoler des échecs rencontrés dans l’Hexagone, en particulier avec L’Opéra d’Aran, créé en 1962 au théâtre des Champs-Élysées, et tièdement accueilli, et avec Madame Rosa, adaptation scénique et musicale de La vie devant soi le Goncourt d’Ajar-Gary, qui connaîtra une belle carrière à Broadway. Cette reconnaissance hors de l’Hexagone lui vaudra ainsi de tourner beaucoup à travers le monde. Il fait partie des ambassadeurs et porte-parole de la chanson française, aux côtés de Charles Aznavour, Yves Montand, Charles Trenet, Enrico Macias, Mireille Mathieu, bien avant Patricia Kaas, ou Air, Daft Punk et autres enfants de la «French Touch». Bécaud jouera régulièrement aux États-Unis, en Amérique du Sud ou bien encore en ex-URSS, pays auquel il était lié symboliquement (ce gaulliste convaincu n’était en effet pas homme à partager l’utopie communiste) depuis Nathalie, ce célèbre guide rencontré sur la Place Rouge, un de ses plus gros succès.
Comme Trenet, Montand, Aznavour ou Piaf, Bécaud appartient au cercle fermé des chanteurs français à avoir bénéficié d’un écho à l’étranger, à une époque où le terme de «French Touch» n’existait pas encore. Comme Claude François avec Comme d’habitude/My Way (écrite avec Jacques Revaux et Gilles Thibaut), Bécaud a été en particulier le père d’une de ces rares chansons françaises à être devenus un standard international : Je t’appartiens (Let It Be Me). À l’instar de Yesterday (The Beatles), Strangers in the Night (Sinatra) ou de La mer (Trenet), la ballade écrite avec le parolier Pierre Delanoë est devenue un classique des répertoires pour pianiste de bar ou musique d’ascenseur. La composition a été reprise par des dizaines de chanteurs : Frank Sinatra, Elvis Presley, Barbra Streisand, Bob...