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Actualités - Chronologies

Daum avoue devant ses juges avoir pris de la cocaïne

L’entraîneur de football allemand Christoph Daum, jugé à Coblence (ouest) pour infraction à la législation sur les stupéfiants, a avoué devant la cour avoir pris de la cocaïne de temps en temps, tout en dénonçant «l’exécution» dont il fait, selon lui, l’objet. «Je reconnais que j’ai pris de temps en temps de la cocaïne. Mais je n’ai ni dealé ni incité des gens à dealer. Et je n’ai pas consommé de grandes quantités de cocaïne», a déclaré l’entraîneur du Besiktas Istanbul (D1 turque). «Je suis prêt à endosser la responsabilité de mes fautes. Mais ce qui se joue ici, je le ressens presque comme une exécution», a-t-il ajouté, sortant de la réserve qu’il affichait depuis l’ouverture du procès le 23 octobre. «Je vous demande seulement de ne pas me fabriquer, d’une manière quelconque, des tendances criminelles», a lancé Daum, visiblement ému. «La situation est pour moi incroyablement pénible. Quand je vois quelles personnes viennent ici déposer, des personnes que je ne connais absolument pas, les mots me manquent presque», a-t-il ajouté, dans un plaidoyer vibrant qui a déclenché les applaudissements d’une partie du public. Daum, 48 ans, est accusé de s’être procuré en 1999 et 2000 des doses de 3 à 5 grammes de cocaïne et d’avoir incité l’un de ses coaccusés au trafic de cocaïne pour une quantité de 100 grammes. « Occasionnellement » Il avait été limogé par son club de Leverkusen (D1 allemande) et écarté comme futur entraîneur de l’équipe d’Allemagne par la Fédération allemande de football (DFB) le 21 octobre 2000. L’exploitant d’un hôtel à Essen (ouest) a déclaré mardi devant la cour avoir été informé par l’accusé principal du procès, Ruediger Klemens, de plusieurs «livraisons» de cocaïne à Daum. «J’ai appris par M. Klemens qu’il avait approvisionné M. Daum», a dit ce témoin. Daum, avec lequel quatre autres personnes se trouvent dans le box des accusés, risque une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement. Dix-neuf journées d’audience sont programmées jusqu’au 26 février. Le 21 octobre 2000, après des semaines de rumeurs publiques sur la consommation de drogues par Daum, l’annonce du contrôle positif d’une analyse de cheveux de l’entraîneur, paradoxalement demandée par ce dernier dans le but d’établir son innocence, avait fait l’effet d’une bombe, plongeant la Fédération allemande de football dans sa plus grave crise depuis un scandale de corruption en Bundesliga il y a une trentaine d’années. Le même jour, Daum, attendu comme le sauveur du football allemand après la débâcle de la Mannschaft à l’Euro-2000, était démis de ses (futures) fonctions par la DFB et remercié par son employeur de l’époque, le Bayer Leverkusen. Après avoir tenté de se disculper, il avait finalement reconnu le 12 janvier avoir pris de la cocaïne «occasionnellement, dans un cadre privé».
L’entraîneur de football allemand Christoph Daum, jugé à Coblence (ouest) pour infraction à la législation sur les stupéfiants, a avoué devant la cour avoir pris de la cocaïne de temps en temps, tout en dénonçant «l’exécution» dont il fait, selon lui, l’objet. «Je reconnais que j’ai pris de temps en temps de la cocaïne. Mais je n’ai ni dealé ni incité des gens à dealer. Et je n’ai pas consommé de grandes quantités de cocaïne», a déclaré l’entraîneur du Besiktas Istanbul (D1 turque). «Je suis prêt à endosser la responsabilité de mes fautes. Mais ce qui se joue ici, je le ressens presque comme une exécution», a-t-il ajouté, sortant de la réserve qu’il affichait depuis l’ouverture du procès le 23 octobre. «Je vous demande seulement de ne pas me fabriquer, d’une manière quelconque, des...