La secrétaire exécutive de l’Escwa, Mervat Tallawy, a appelé hier à l’accélération de la privatisation, surtout dans les zones où le ratio dette publique / PIB est élevé. Elle a également invité les pays du Golfe à diversifier leurs ressources pour ne pas dépendre exclusivement du pétrole, et se diriger vers le gaz naturel, les pétrochimies et l’aluminium. Mme Tellawy a exposé hier les prévisions des Nations unies concernant les développements économiques dans la région de l’Asie de l’Ouest pour l’année 2002. Nous reproduisons ici les grandes lignes de la situation économique au Liban telle que brossée dans le bilan préliminaire de l’Escwa : – Selon le bilan préliminaire dressé par l’Escwa, le produit national total du Liban a enregistré une croissance de 1,4 % sur l’année 2001, contre 0 % en 2000 et 1 % en 1999. Cette croissance est inférieure aux estimations du gouvernement, qui tablait sur une croissance de 3 à 4 %. – La dette publique libanaise (intérieure et extérieure) a augmenté considérablement, passant de 19,74 milliards de dollars fin 1999, à 23,24 milliards fin 2000, à 26,14 milliards fin septembre 2001. Cette dette dépassera probablement le seuil des 28 milliards d’ici à la fin de l’année, estime le rapport. Cette hausse de la dette publique de 7,3 milliards de dollars est en grande partie due au volume du service de la dette qui totalise à lui seul 5,2 milliards. – D’autre part, le bilan fait état du poids des taux d’intérêt élevés sur l’économie. – Sur deux années consécutives, 2001 et 2002, le Liban a enregistré le déficit budgétaire le plus élevé des pays de la région de l’Asie de l’Ouest. Ce déficit budgétaire s’est élevé à 14,5 et 14,4 % en 1999 et 2000, respectivement. Le rapport rend toutefois compte de la diminution du déficit en 2001, qui a reculé de 465 millions de dollars sur les neuf premiers mois de l’année par rapport à la période correspondante de l’année dernière. Cette amélioration est essentiellement due à la compression des dépenses de 640 millions de dollars d’une part et à la diminution des recettes de 175 millions d’autre part. – Le service de la dette publique et les salaires des fonctionnaires totalisent 80 % des dépenses de l’État. – Le Liban a enregistré le taux d’inflation le plus faible parmi les pays de l’Escwa à l’économie diversifiée. Le taux d’inflation au Liban a atteint 0,2 % en 2001, le plus faible de la région estime le rapport. – L’économie libanaise souffre d’un énorme déficit de la balance commerciale. Le déficit de cette balance s’élevait à 5,52 milliards de dollars en 2000. Cette situation ne s’est pas améliorée en 2001, puisque tous les indicateurs montrent que le déficit s’est encore alourdi. Le chômage a également augmenté, passant d’un taux de 7 % en 1996 à 14 % en 2000. Ce taux est de 29 % pour les 15-24 ans, toujours selon le bilan.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La secrétaire exécutive de l’Escwa, Mervat Tallawy, a appelé hier à l’accélération de la privatisation, surtout dans les zones où le ratio dette publique / PIB est élevé. Elle a également invité les pays du Golfe à diversifier leurs ressources pour ne pas dépendre exclusivement du pétrole, et se diriger vers le gaz naturel, les pétrochimies et l’aluminium. Mme Tellawy a exposé hier les prévisions des Nations unies concernant les développements économiques dans la région de l’Asie de l’Ouest pour l’année 2002. Nous reproduisons ici les grandes lignes de la situation économique au Liban telle que brossée dans le bilan préliminaire de l’Escwa : – Selon le bilan préliminaire dressé par l’Escwa, le produit national total du Liban a enregistré une croissance de 1,4 % sur l’année 2001, contre 0 %...