Qui a tué Hélène de Graf, épouse d’Alex et maîtresse de Thomas? Dès le premier quart d’heure d’un feuilleton de huit heures, la question promet de tourner à l’obsession de l’été. Dans un décor naturel fourni par le lac du Bourget, sauvage et profond, et les Alpes – une séquence a été tournée à l’Aiguille du Goûter, à 3300 m d’altitude –, L’Été rouge se démarque résolument des sagas de la belle saison qui nous ont déroulé au fil des ans, Méditerranée, Le Château des Oliviers et autre Tramontane. Avec L’Été rouge, on serait plus près des Rivières pourpres, bien que Dominique Lancelot (Interdit d’amour, Justice), sa coscénariste avec Alexis Lecaye (auteur de romans policiers et créateur du personnage de Julie Lescaut), assure que cette parenté sanglante aux sommets est une simple coïncidence. Les scènes de montage impliquent, en tout cas, des difficultés techniques importantes, d’où un tournage plus long que dans une série classique – 105 jours – et un budget conséquent de dix millions d’euros. Les deux principaux protagonistes de la saga sont «le flic» et «le fuyard». Le capitaine Le Brec, flic écrasé par un lourd secret, est incarné par Guy Marchand, et c’est Georges Corraface qui prête sa «belle gueule» et son allure athlétique au rebelle Thomas Croze. Malgré l’originalité du sujet, L’Été rouge ne transgresse pas les lois fondamentales du genre: qui dit saga d’été dit forcément acteurs populaires, haines familiales et histoires d’amour. Outre Guy Marchand, le flic, les deux principaux personnages masculins sont donc incarnés par deux des plus séduisants piliers des fictions télévisées. Georges Corraface (Les Déracines, La Bicyclette bleue...) et François-Éric Gendron (Avocats et associés) qui représentent, chacun, une lignée familiale. D’un côté les Croze, «ceux de la montagne», skieurs, alpinistes et guides. De l’autre, «ceux du lac», les De Graf, qui ont fait fortune dans les casinos. Leur grosse villa de style toscan a été trouvée à Évian en bordure du lac Léman. Historique, elle a même vu passer Proust. Dans le clan des demoiselles, le charme d’Agathe de la Boulaye, Charlotte Kady, Valeria Cavalli, Lucie Jeanne, Natacha Lindinger devrait apporter un peu de douceur à cette ténébreuse affaire et à ce monde viril. À moins que l’une d’elles ne soit la meurtrière d’Hélène de Graf...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Qui a tué Hélène de Graf, épouse d’Alex et maîtresse de Thomas? Dès le premier quart d’heure d’un feuilleton de huit heures, la question promet de tourner à l’obsession de l’été. Dans un décor naturel fourni par le lac du Bourget, sauvage et profond, et les Alpes – une séquence a été tournée à l’Aiguille du Goûter, à 3300 m d’altitude –, L’Été rouge se démarque résolument des sagas de la belle saison qui nous ont déroulé au fil des ans, Méditerranée, Le Château des Oliviers et autre Tramontane. Avec L’Été rouge, on serait plus près des Rivières pourpres, bien que Dominique Lancelot (Interdit d’amour, Justice), sa coscénariste avec Alexis Lecaye (auteur de romans policiers et créateur du personnage de Julie Lescaut), assure que cette parenté sanglante aux sommets est une simple...