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Actualités - Chronologies

Collections été 2002 - Dès que le beau temps sera là

L’hiver cette année est plein de douceur dans notre pays, mais le printemps est toujours attendu comme une saison promise. La mode printemps-été est aussi accueillie avec sourires et enthousiasme, comme l’annonce d’une période de renouveau et d’envie de vivre. La mode, d’ailleurs, s’y prête avec complaisance. Romantique, douce et fraîche, elle se noie dans les broderies, les volants, les mousselines et l’évanescence... Le mixage des matières, principe prôné chaque saison depuis quelque temps, met du piquant dans des ensembles qu’on dirait revenus des fêtes galantes des siècles passés. Un trait majeur à signaler : le retour du blanc. Immaculé et virginal, il tempère la violence des couleurs incendiaires qui, elles aussi, sont au sommet de la vague... Comme si les créateurs s’étaient concertés d’avance, chacun dans son éventail a particulièrement soigné une note blanche. La robe blanche de l’été, bannie de la garde-robe depuis des années, a opéré cette saison un sensationnel «come-back». Tantôt précieuse, rebrodée, rehaussée de dentelles, d’applications, elle évoque les héroïnes romantiques du XVIIIe siècle. Autre trait particulier de la nostalgie en vogue : les volants. Des envolées plissées, stylisées, superposées se posent sur des vêtements non plus aux décolletés, comme du temps de George Sand ou de la Malibran, mais sur les ourlets des mini-robes, les jambes des pantalons, en cascade au dos des robes et des tuniques ou sur les manches des blouses dentellées. En d’autres termes, là où les volants sont le moins attendus ! Maquillage, grimage et accessoires Trait particulier des collections printemps-été 2002 : les coiffures et les maquillages «grimage». Petites nattes serrées, attachées, coiffures exotiques, tresses perlées, coupes multiformes, sur cheveux multicolores, complétées par des bandes à pandeloque sur le front, des dessins aux pommettes et au menton (Dior), des dessins sur les joues (Comme les Garçons) ou bien autour de la bouche (Jean-Paul Gaultier) ou sur les lèvres (John Galliano, Balenciaga). Il faut croire que le changement de millénaire a imposé une révision-confusion de tous les traits du passé. Dans une énorme marmite, les créateurs ont jeté tous les effets du passé en tirant au hasard certaines pièces pour les dévier de leur fonction première. C’est bien le cas de la guêpière qui se pavane en multiversions, au-dessus plutôt qu’au-dessous des robes et pantalons (Ungaro, Galliano, Issey Miyake, Dior). Elle souligne «la tendance rose» de la création de ce début du troisième millénaire, à côté des mini-shorts, des seins en transparence ou en évidence, des super-minijupes roses-lingerie de Balenciaga ou encore de la robe diaphane rose-chair de Chanel. Résumons : un été très «chaud», très osé où tout est permis à condition d’être griffé, très cher et à référence historico-ethnique ou littéraire. Un été, en d’autres termes, à ne pas laisser sortir seul un mari...
L’hiver cette année est plein de douceur dans notre pays, mais le printemps est toujours attendu comme une saison promise. La mode printemps-été est aussi accueillie avec sourires et enthousiasme, comme l’annonce d’une période de renouveau et d’envie de vivre. La mode, d’ailleurs, s’y prête avec complaisance. Romantique, douce et fraîche, elle se noie dans les broderies, les volants, les mousselines et l’évanescence... Le mixage des matières, principe prôné chaque saison depuis quelque temps, met du piquant dans des ensembles qu’on dirait revenus des fêtes galantes des siècles passés. Un trait majeur à signaler : le retour du blanc. Immaculé et virginal, il tempère la violence des couleurs incendiaires qui, elles aussi, sont au sommet de la vague... Comme si les créateurs s’étaient concertés...