Le spectre de la violence plane - sur la conférence de l’OSCE
le 04 décembre 2001 à 00h00
La nouvelle flambée de violence au Proche-Orient et l’avenir politique de Yasser Arafat ont alimenté, hier à Bucarest, des discussions menées en marge d’une conférence de l’OSCE qui doit adopter un plan mondial de lutte contre le terrorisme. Dès l’ouverture de la 9e conférence ministérielle de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le Premier ministre roumain, Adrian Nastase, a souligné que la conférence débutait «dans l’ombre des attentats sanglants en Israël» et fait part du «choc et de la tristesse» des participants des 55 pays membres de l’OSCE. Les ministres russe et allemand des Affaires étrangères, respectivement Igor Ivanov et Joschka Fischer, ont exprimé, lors d’une rencontre bilatérale, leurs «sérieuses inquiétudes» sur la flambée de violence au Proche-Orient. De nombreux dirigeants s’interrogent sur l’avenir politique du leader palestinien Yasser Arafat et sur cette question les avis divergent. M. Arafat doit prendre «d’extrême urgence des mesures pour juguler la violence» au Proche-Orient, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine. «Il faudrait que (le président de l’Autorité palestinienne) essaye de remonter à ceux qui commanditent» les attentats, a ajouté M. Védrine. «Cela serait très important pour lui, pour l’Autorité palestinienne et pour le peuple palestinien», a souligné le ministre français. M. Védrine a également appelé «les pays qui peuvent avoir une influence sur le Hamas et le Jihad islamique à changer d’attitude (...) pour faire baisser la tension». Écarter Yasser Arafat, qui «a joué et joue un rôle essentiel» dans le processus de paix, serait une «grande erreur politique», a estimé pour sa part le président roumain Ion Iliescu. «Il est peut-être le seul interlocuteur valable en tant que représentant de la partie palestinienne dans le dialogue avec Israël», a indiqué le chef de l’État roumain à l’issue d’un entretien avec le ministre portugais des Affaires étrangères, Jaime Gama. Puis le ministre belge des Affaires étrangères, Louis Michel, a fait, devant la conférence ministérielle de l’OSCE, au nom de l’Union européenne (UE), le vœu que «l’apaisement et la paix deviennent rapidement une réalité en Israël». L’OSCE qui doit jouer un rôle accru dans la lutte contre le terrorisme adoptera mardi «un plan d’action» contre ce fléau. Aujourd’hui, la réunion ministérielle sera marquée par la présence du secrétaire d’État américain Colin Powell et du ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres.
La nouvelle flambée de violence au Proche-Orient et l’avenir politique de Yasser Arafat ont alimenté, hier à Bucarest, des discussions menées en marge d’une conférence de l’OSCE qui doit adopter un plan mondial de lutte contre le terrorisme. Dès l’ouverture de la 9e conférence ministérielle de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le Premier ministre roumain, Adrian Nastase, a souligné que la conférence débutait «dans l’ombre des attentats sanglants en Israël» et fait part du «choc et de la tristesse» des participants des 55 pays membres de l’OSCE. Les ministres russe et allemand des Affaires étrangères, respectivement Igor Ivanov et Joschka Fischer, ont exprimé, lors d’une rencontre bilatérale, leurs «sérieuses inquiétudes» sur la flambée de violence au...
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